En finir avec le gaz ?

Changement climatique

C’est ce que la Flandre a programmé pour lutter contre le réchauffement climatique. Depuis 2017 déjà, les gestionnaires de réseau ne sont plus obligés d’y installer de nouveaux raccordements au gaz naturel. Les subventions pour les connexions d’énergies fossiles dans les nouveaux bâtiments sont supprimées. Il a beau être «naturel», le gaz  que l’on brûle émet énormément de dioxyde de carbone, à l’origine des  gaz à effet de serre, et dont les gisement ne sont pas éternels. Le gaz appartient déjà au passé.

En Belgique, plus de 3 millions de ménages et d’entreprises consomment du gaz naturel, principalement pour se chauffer, s’approvisionner en eau chaude et cuisiner. En 2017, 47% de la consommation énergétique pour le chauffage provenait du gaz et 37% du mazout, dont la commercialisation des chaudières se terminera en 2025. Les maisons équipées de chaudières au gaz pourront toujours se chauffer à la flamme, mais pour les nouvelles constructions et les rénovations énergétiques majeures, seules les pompes à chaleur et autres méthodes de chauffage fonctionnant à l’électricité ou aux pellets seraient autorisées, ainsi que les réseaux de chaleur, qui pourraient voir le jour dans le futur.

En Région bruxelloise, la principale source d’énergie utilisée est le gaz naturel, dont la part était de 44 % en 2019, suivie par l’électricité (28 %), les carburants (20 %), la part de mazout de chauffage n’était déjà plus que de 5%. Des primes sont disponibles pour assurer la transition et pour réduire la consommation d’énergie. Homegrade peut vous aider gratuitement à introduire les demandes. Au delà de la vision globale, nous avons demandé au ministre de la transition énergétique à Bruxelles de nous préciser les dates prévues pour la fin du gaz, les alternatives et les primes prévues pour 2022.

photo Selency

6 réflexions sur « En finir avec le gaz ? »

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  2. Yvan Vandenbergh Auteur de l’article

    Vous avez raison. L’objectif est louable et souhaitable, mais les moyens pour y arriver ne sont pas encore à la hauteur du défi. Ce sera le même problème en 2030 avec la fin des voitures diesel. On a pris du retard avec les énergies alternatives et ce ne sera pas simple d’y remédier. La question sociale est au moins aussi importante que la question environnementale.

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  3. mtdpt

    Le cout des pompes a chaleur reste extremement eleve, en particulier pour des maisons un peu anciennes ou les installations ont ete concues pour des temperatures d’eau elevees. Quand on voit l’etat general du bati bruxellois la transition va couter tres cher.
    Les proprietaires habitants seront rares a avoir les moyens des renover en profondeur (les primes ne compensent qu’une partie des couts).
    Les proprietaires bailleurs, a qui on demande de ne pas augmenter les loyers, ne pourront tout simplement pas rester rentables dans leur investissement si ils doivent faire des travaux de grande ampleur.
    En gros il est urgent d’attendre un peu de stabilisation – ne pas oublier que les chaudieres au gaz haut rendement, en attendant le moment ou elles seront interdites, beneficient encore de primes a la renovation.

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  4. Edouard DE LOVINFOSSE

    Les dirigeants politiques de la Région de Bruxelles-Capitale s’accordent pour réduire la consommation de gaz pendant que leurs confrères du fédéral prônent la construction de centrales thermiques au gaz pour produire de l’électricité. Les Bruxellois pourront donc renoncer plus facilement au gaz en pompant l’électricité issue du gaz qui sera produite en Wallonie et peut-être en Flandre. Bruxelles pourrait donc atteindre ses objectifs climatiques et ce, au détriment des deux autres régions. Heureusement que la notion de « solidarité climatique » n’existe pas sur notre planète.

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  5. bernard

    On arrête le mazout, on arrête le gaz, on arrête le nucléaire.

    On veut des pompes à chaleur, des voitures électriques, du chauffage électrique à accumulation.

    Ok – dites on va chercher toute cette électricité où ?

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