Des allocations familiales bruxelloises

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Puisque la répartition des allocations familiales vient d’être régionalisée ce 1er juillet, elle devrait  permettre – à terme – à chacune des Régions de définir une politique qui répond au mieux à ses besoins particuliers. La Flandre est vieillissante et doit encourager les jeunes à avoir des enfants pour assurer la relève et le financement d’allocations sociales, tel que les pensions par exemple. Bruxelles est la Région la plus jeune du pays et ne devrait avoir aucune raison d’encourager – à l’avenir – les familles à avoir davantage d’enfants en leur allouant des allocations plus élevées à partir du troisième. Une proposition avait été faite ici d’octroyer des montants plus importants pour les deux premiers enfants et ensuite, libre à ceux qui veulent en plus, de les élever sans le soutien financier de la société. Certains d’entre vous s’y opposaient notamment au nom du principe des droits individuels de chaque enfant.

Si nous en reparlons aujourd’hui, c’est que la ligue des Ligue des Familles monte au créneau. Elle propose très justement de commencer par s’interroger sur la finalité de ces allocations. Que veulent en faire les Régions ? Pour la Ligue, les allocations familiales doivent poursuivre  deux objectifs majeurs.
– Un : soutenir financièrement les gens qui font le choix d’avoir des enfants.
– Deux : lutter contre la pauvreté infantile.
Exit les visées natalistes qui, au sortir de la guerre, avaient motivé la création du système. Il s’agissait d’encourager les couples à faire plusieurs enfants et les aider à les élever.
Outre une allocation fixe par enfant, la Ligue propose en plus une allocation complémentaire sur base du revenu et non plus du statut.
Si vous désirez en savoir plus sur ces propositions qui s’inscrivent dans un cadre budgétaire connu, la Ligue des Familles développe son point de vue complet assorti de plusieurs tableaux détaillés dans Le Soir.

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