Archives de catégorie : Urbanisme

Être propriétaire à Bruxelles.

Le PS tente de faire adopter un projet de loi Loyers avec une majorité de gauche alternative au parlement bruxellois. En effet, des générations de locataires ont eu bien du mal à résister au pouvoir d’un certain nombre de gros propriétaires immobiliers parfois très gourmands. Dans le passé, le gouvernement régional a déjà voulu y mettre fin, en garantissant davantage de droits aux locataires. Trop de droits aujourd’hui  Certains propriétaires estiment ne plus être maîtres de leurs biens et menacent de désinvestir.

A Bruxelles, le marché locatif se trouve dependant largement dans les mains de petits propriétaires, investissant pour s’assurer un complément de retraite. Pour des raisons environnementales, de PEB et de sécurité, ils sont obligés de financer de nouveaux investissements souvent considérables. Simplement pour maintenir le niveau de leurs revenus, ils sont obligés d’augmenter les loyers. Une protection excessive des locataires finit donc parfois par se retourner contre eux.

Une population qui augmente et une offre de logement insuffisante – souvent peu adaptée à la situation financière d’un grand nombre d’entre eux – explique pourquoi plus de 50.000 ménages sont demandeurs reconnus d’un logement social. De multiples réglementations d’urbanisme et des délais scandaleusement longs pour délivrer des permis, freinent aussi la création de nouveaux logements. Une professeur de l’ULB prend ici manifestement la défense des propriétaires, trop généralement présentés comme des monstres sans âme. Un autre point de vue.

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Energie bruxelloise.

Billet d’humeur

L’électricité est la source d’énergie la plus propre, si elle est produite par des éoliennes, des panneaux photovoltaïque, de l’eau ou autres sources durables. C’est donc elle qu’il faudrait promouvoir, y compris pour nous déplacer et pour chauffer nos maisons. Cela grâce à des véhicules électriques et à hydrogène abordables, à des pompes à chaleur, voire a des radiateurs électriques à inertie.

Fini donc le charbon qui fut le pire. Bientôt fini aussi le gaz, que nous importons de loin et même de Russie. Ce gaz que l’on nous a recommandé en offrant des primes pour les chaudières à condensation. Aujourd’hui en Flandre, il n’y a même plus de conduites de gaz installées dans les nouveaux lotissements. C’est dire si le gaz n’est plus considéré que comme une source d’énergie temporaire. Autant savoir.

Reste le problème du stockage de l’énergie verte – produite principalement en journée – alors que c’est en soirée que la demande est la plus forte. Reste aussi le problème du prix fluctuant de l’électricité, dont une partie est importée. Actuellement à Bruxelles, l’électricité est la source d’énergie la plus chère. Ce n’est pas ainsi que l’on va convaincre les Bruxellois de passer au tout électrique. Ne faudrait-il pas, à tout le moins, arrêter de taxer l’électricité et proposer des primes supplémentaires pour l’achat de pompes à chaleur, de moteurs non thermiques et pour l’installation de davantage de panneaux photovoltaïques et d’éolienne urbaines ? Les spécialistes me démentiront si nécessaire.

Bruxelles est-elle prête ?

Après Valence, Bruxelles ? Des événements climatiques extrêmes, provoqués par le dérèglement climatique ont causé la mort de 308 morts et disparus dans la région de Valence et des dégâts encore inestimables. Sans gouvernement, que se passerait-il si des pluies aussi abondantes venaient à tomber sur Bruxelles ? Le territoire bruxellois est-il en mesure d’absorber de telles quantités d’eau d’un coup ? Qu’est-ce qui est mis en place pour éviter le pire ? 

Il n’y a pas qu’à Valence et Malaga que s’abattent des trombes d’eau. La Flandre et la Wallonie ont déjà connu des inondations dramatiques et onéreuses. Jusque-là, Bruxelles semble à l’abri. Pourtant ses profondes vallées sont inondables, vu leur sol  largement imperméabilisé et vu les véritables torrents qui pourraient s’y déverser. A Bruxelles, un habitant sur trois vit dans une zone inondable. La VRT y consacre un article en français et Le Soir démontre qu’on n’est pas prêts à y faire face.

L’administration de l’Environnement a établi des cartes très précises et affirme qu’un plan bruxellois peut être attendu pour septembre 2025. Si la Région doit absolument anticiper sur une telle situation, il est aussi vital d’impliquer le citoyen dans ce processus. Des initiatives locales auront aussi toute leur importance. Bruxelles Environnement donne plusieurs conseils aux particuliers

Valence après le drame. photo philomag

Pourquoi le train est si cher ?

Le lieu commun selon lequel prendre le train est un choix écologique, mais trop coûteux, est en partie fondé. Prendre le train pour partir en vacances ou aller travailler, c’est pourtant bon pour le climat. En TGV, l’empreinte carbone est de 70 à 80 fois moindre qu’en avion ou en voiture sans passagers. 

Ce choix reste cependant souvent coûteux. D’après une étude de Greenpeace, pour relier des grandes villes européennes distantes de moins de 1 500 km, le train est en moyenne deux fois plus cher que l’avion. En outre, le sentiment est répandu que les prix du rail empirent, selon un sondage du RAC français. Le rail pourrait cependant rester globalement avantageux, si l’on en croit les chiffres de l’Autorité française de régulation des transports.

Un article d’Alternatives Economiques explique pourquoi le train est aussi coûteux. Le train a besoin de lourdes infrastructures pour rouler. Elles sont financées par un droit d’usage des voies, qui augmente avec les kilomètres. Ce « péage » peut monter à près de 40 % dans le cas des TGV. Plus le trajet est long, plus l’avion a l’avantage… Pour développer le rail, il n’y a qu’une solution: les pouvoirs publics doivent choisir de l’avantager résolument. Et à Bruxelles il pourrait même constituer un deuxième réseau de métro.

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Une zone à trafic limité.

Citylab part de l’exemple de Paris pour évoquer différentes manières de limiter le trafic et la pollution dans le centre historique des grandes villes. L’interdiction de la circulation des voitures particulières au cœur de Paris, prévue de longue date comme Zone à Trafic Limité, est le dernier volet de la campagne de la maire Anne Hidalgo pour réduire pollution et embouteillages. Comme ses prédécesseurs et comme Good Move, cette mesure s’accompagne d’une certaine controverse.

Une Zone à Trafic Limité (ZTL) interdit aux voitures particulières d’entrer dans les quatre arrondissements les plus centraux de la ville, si leur destination finale se trouve en dehors de la zone, qui couvre cinq kilomètres carrés. Chaque jour, entre 175 000 et 250 000 personnes ne font que traverser cette zone. Les autorités espèrent réduire ce chiffre au moins de moitié. La ville de Paris en dit plus sur les modalités

La ZTL parisienne permettra cependant encore à certaines voitures de circuler (résidants, livraisons, invalides, …). Sous la pression de l’industrie du tourisme les bus touristiques y seront considérés comme des véhicules de livraison. Certains résidents estiment  cependant que la ville fait passer les besoins des touristes avant ceux des habitants. L’article de Citylab détaille davantage les modalités et fait des comparaisons avec d’autres capitales, dont Bruxelles.