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Les parents taxis.

Pourquoi les parents deviennent des «taxis»: ils préfèrent conduire leurs enfants plutôt que de les laisser se déplacer seuls en rue. Cette surprotection parentale peut contribuer à réduire les initiatives personnelles des enfants et alimenter leur dépendance aux adultes, déplore un  article du Vif  Jouer, se mouvoir, se repérer dans l’espace public, jauger les risques ou les dangers, accroître ses capacités et sa créativité… des activités qui ont une incidence sur l’estime de soi de l’enfant et sa confiance en lui.

Réduire l’usage de la voiture et accroître l’autonomie des enfants, passera par des politiques publiques qui prendront cela en compte. En revoyant les priorités : les piétons, les vélos, les transports en commun et puis, seulement, les voitures. En aménageant mieux les abords des écoles et des arrêts de bus pour que les enfants soient toujours en sécurité, tout en permettant aux parents d’organiser leurs déplacements sans avoir recours à la voiture.

Depuis l’affaire Dutroux, les enfants ont perdu beaucoup en terme de liberté et d’autonomie. Avec nos pistes cyclables peu sécurisées, des parents hésitent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo. La distance entre le domicile et l’établissement scolaire n’a cessé d’augmenter, malgré le décret mixité, destiné à rapprocher les écoles et le domicile. Le Vif va plus loin, interroge la Ligue des familles, les experts en mobilité, en urbanisme, en sociologie. Ils évoquent des pistes de solutions.

Bravo, on se débrouille.

Nos gouvernants restent muets. On le relèvera plus loin. La bonne nouvelle c’est que les Bruxelloises et les Bruxellois se débouillent. Ils et elles font comme ils peuvent avec les moyens du bord. Ceux qui peuvent se le permettre se ruent sur les brumisateurs, les ventilateurs, les rideaux isolants, voire même les climatiseurs. Les autres sur les ventilateurs de poche, les feuilles d’aluminium, les tissus mouillés, les douches froides, un plongeon dans le canal, …

« Alors que les citoyens sont écrasés et étouffés par une crise exacerbée par le réchauffement climatique, nos gouvernants, si prompts à saturer l’espace public sur les risques de guerre et les analyses budgétaires, sont totalement muets » écrit Béatrice Delvaux.  Elle interroge: « Où en est l’isolation des logements, des lieux publics et des crèches ? Où en est la verdurisation des espaces urbains, des cours d’école et des toits ?  Michel De Muelenaere en dit plus sur ces silences. L’expert Coppieters désavoue le ministre Coppieters …

Ce qui nous arrive n’est pas une surprise et se renouvellera. Si chaque parti prétend se préoccuper du changement climatique, ce n’est manifestement plus une priorité pour grand monde. Pas de plan à long terme et de maigres budgets, alors que des solutions existent. L’économie prime. La réunion de concertation canicule annulée par la Flandre. Quelques communes sortent des plans à la hâte. Après avoir minéralisé toutes ses places publiques pour y accueillir des événements, la Ville de Bruxelles sort son Plan Canicule.

Baignades en plein air.

C’est maintenant ou jamais que les Bruxelloises et les Bruxellois veulent se rafraichir. Faute de lieux de baignade en plein air, jeunes et moins jeunes font trempette dans le moindre plan d’eau disponible. Fontaines, bassins, étangs. Certains plongent même dans le canal côté Ceria. Tout cela est interdit – et souvent dangereux – mais la police n’est pas en mesure d’empêcher cette forme de désobéissance civile estivale, même s’ils sont arrivés à chasser les nageurs du parc du Cinquantenaire.

L’association Pool is Cool a multiplié les initiatives pour souligner la nécessité d’espaces des baignades en plein air à Bruxelles. Des occupations festives de plans d’eau comme au Marché au Poissons ou au boulevard Bolivar, des plongeons collectifs dans le canal et plus récemment l’aménagement d’une piscine provisoire le long du canal. Tout cela ne semble pas avoir ému les autorités régionales, sauf côté tang de Neeprede, dont le projet est bloqué pr une action en justice des riverains.

La Région nous dit avoir commandé une (Xième) étude de faisabilité sur la possibilité de se baigner dans le canal. Une campagne de mesures sera menée à hauteur de Ceria Coovi, le seul endroit où la qualité de l’eau est souvent suffisante pour se baigner. Une vingtaine d’autres sites seront analysés: résultat en septembre … à la fin de l’été. En attendant, les citoyens continueront à se baigner à leurs risques et périls.

Place de la Bourse

Cinquantenaire

Pool is Cool au canal

Pool is Cool  FLOW en Growfunding

 

La circoncision en question.

La circoncision vient de faire l’objet de multiples débats dans la presse. Particulièrement à Bruxelles, elle est souvent pratiquée pour des raisons religieuses. L’opération continuera à être remboursée lorsqu’elle s’impose pour des raisons médicales. Cela signifie donc qu’elle ne le sera plus pour des raisons religieuses ou rituelles. Un nouveau dilmme en perspective, après le foulard et l’abattage sans étourdissement.

Vu les prix pratiqués – jusqu’à plus de 1000 euros – on évoque déjà le retour des barbiers. A Anvers, des poursuites ont été entreprises contre des mohels intervenant sans assistance médicale. L’ambassadeur des USA s’en est évidement ému et parle d’antisémitisme. C’est dire si c’est un sujet sensible, qui pourrait susciter des clivages supplémentaires à Bruxelles. Une proposition déjà ancienne visait à  en faire un acte purement symbolique, sans inscription dans la chair.

Certains considèrent cependant la circoncision comme une mutilation à l’encontre d’un enfant, qui n’a pas donné son consentement. D’autres disent ne pas comprendre pourquoi l’évolution ou un dieu auraient doté les mâles d’un prépuce, qui serait inutile et qui devrait obligatoirement être coupé. Si cette intervention est réalisée seulement pour des raisons religieuses, ils ne voient pas pourquoi l’État devrait la rembourser.

La fin des trottinettes.

Le gouvernement bruxellois a décidé d’interdire les trottinettes à partir de 2027. “Cette décision fait suite à la hausse du nombre d’accidents, aux nuisances croissantes pour les autres usagers de la route et à l’utilisation des trottinettes à des fins criminelles“, explique le cabinet de la ministre de la Mobilité. En 2025 il y aurait eu 666 blessés impliquant des trottinettes électriques, une hausse de 26 % par rapport à l’année précédente.

Cette décision ne concerne toutefois que les trottinettes en libre-service et non les trottinettes détenues par des personnes privées. La mesure entrera en application en 2027, date de la fin du contrat établi avec les exploitants Dott et Bolt, qui n’ont pas manqué de réagir. Ils estiment avoir pris les mesures nécessaires pour contrôler la vitesse et le stationnement de leurs véhicules, dont ils peuvent toujours retrouver les utilisateurs.

C’est un mode de transport fort utile pour les derniers km qui va disparaître de la ville. Ce sont finalement les mauvais utilisateurs qui ont entrainé une mesure qui s’appliquera à tous. Paris et Barcelone ont déjà pris la même décision. Les problèmes évoqués ne disparaîtront toutefois pas  complètement, vu le maintien des trottinettes privées, nettement moins contrôlables. Vous en saurez plus en lisant cet article de BX1, qui relève aussi les réactions des deux exploitants.