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Des villes « touristifiées ».

Le 15 juin, plusieurs villes du sud de l’Europe seront le théâtre d’une journée de mobilisations coordonnées contre la « touristification » de leurs territoires. À Barcelone, Lisbonne, Naples ou aux Canaries, le tourisme de masse remodèle les espaces urbains, souvent au détriment des communautés locales.

La lassitude est palpable, et elle s’écrit même sur les murs : les appartements touristiques recouverts de graffitis « tourists go home » sont désormais un paysage familier dans bien des villes. Ce qui est mis en cause une dépendance excessive au tourisme, qui a progressivement chassé de nombreux habitants de leurs logements et de leurs quartiers.

A Bruxelles on n’en est pas (encore) là, mais avec le développement des citytrips, grâce à Airbnb et Ryanair, le centre historique n’en est pas loin. Son bourgmestre rock & roll déploie nombre de grands événements et des podiums musicaux, pour attirer toujours plus de touristes, avec les horeca et les commerces pour touristes qui les accompagnent. Un moratoire ne s’impose-t-il pas avant d’aller plus loin ?

 

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Une marche pour le canal.

Ce dimanche, plusieurs associations organisent une marche pour des quais plus verts et plus accueillants pour les piétons et les vélos. Les travaux nécessaires pour le soutènement des berges constituent une belle occasion de revoir l’affectation des quais du canal.

Molenbeek est l’une des régions les plus densément peuplées du pays et elle manque cruellement d’espaces verts et publics. Des bancs, des arbres, des allées piétonnes, des terrains de sport, une circulation apaisée et modérée, pourraient métamorphoser les quais du canal, à l’instar de ceux de la Seine à Paris ?

Une courte promenade ce dimanche 8 juin à 15h, avec un départ depuis le Quai des Charbonnages à la place Sainctelette jusqu’au pont Dansaert, où tout le monde se retrouvera sur la toute nouvelle « plage ». On y partagera des idées et des rêves pour un avenir différent en centre-ville. Votre participation serait un encouragement pour les habitants et un signal pour nos autorités.

 

Vélo électrique sans batteries ?

C’est une petite révolution dans le monde du vélo électrique : le « Pi-Pop » n’a pas de batterie mais des supercondensateurs. C’est donc un vélo électrique réellement sans batterie, pour polluer encore nettement moins et être plus autonome. Un ingénieur français l’a imaginé et il  en a déjà vendu un bon millier. La RTBF en parle ICI.

Comment ça fonctionne ? « Dans le porte-bagages, il y a deux séries de supercondensateurs. Ça permet de récupérer l’énergie, de recharger quand vous pédalez facilement et puis de la restituer quand vous en avez besoin, pour les démarrages, les accélérations ou les montées. » Aussi simple que cela.

Un utilisateur bruxellois : Pas trop d’efforts pour éviter d’arriver transpirant aux rendez-vous. Faut pas se préoccuper de recharger une batterie. L’autonomie est infinie. Assez léger pour prendre le train ou le métro. Si vous voulez tout en savoir c’est ICI. Pour obtenir un RV à Bruxelles pour un essai c’est ICI.

NÉO en embuscade.

Alors que le centre commercial Cora est contraint de fermer ses portes, la Ville de Bruxelles persiste dans son intention de relancer NÉO sur le plateau du Heysel. C’est que NÉO n’est pas seulement un projet de logements, de parc sportif, d’écoles, c’est aussi la création d’un énorme centre commercial de 72.000 m2, dont les promoteurs privés doivent contribuer financièrement au développement d’un projet, vieux de plus de 15 ans et plus en phase avec « la ville à 10 minutes ».

Malgré les obstacles urbanistiques, juridiques, financiers et les problèmes de mobilité détaillés ICI, la nouvelle majorité de la Ville persiste et signe dans la poursuite du projet NÉO. Elle n’ignore pas les nombreux arguments des associations, des autorités et des citoyens. Sans doute, les dédits à payer en cas de rupture de contrat pour le centre commercial seraient énormes et contraignent la Ville à s’entêter dans ce mégaprojet d’un autre temps.

Après l’échec du grand stade, le renoncement au projet de Jean Nouvel pour un hôtel et un centre de congrès de 5000 places, la nécessité de rénover la stade roi Baudouin sans la garantie de l’attribution des grands matchs, il faut constater que l’état de vétusté des bâtiments du parc des expositions est criante. Un lifting à 330 millions d’euros est programmé, mais son financement est loin d’être assuré. Finalement, est-ce bien l’une de nos 19 communes de prendre en charge l’aménagement du plateau du Heysel ? N’est  ce pas à tout le moins un espace d’intérêt régional, pour ne pas dire national ?

Les quais de Molenbeek.

Fin des années 60, les berges de la Seine ont commencé à être aménagées en voies rapides. Georges Pompidou estimait que la ville devait s’adapter à la démocratisation de la voiture et rien ne devait en entraver ni le flux, ni la vitesse. Aujourd’hui une grande partie des berges de la Seine ont été interdites aux voitures et rendues aux Parisiens. non sans de vives protestations. D’abord le dimanche et puis définitivement depuis 2016, avec l’agrément de la Justice.

Les Parisiens s’y promènent au bord de l’eau, y courent, s’y reposent dans des transats, y organisent des pique-niques, … Cela a donné des idées aux riverains du Quai du Hainaut. Des travaux en cours, leur ont permis de jouir librement des espaces libérés du trafic. De temporaire, ils aimeraient que la situation devienne définitive. Molenbeek ne l’entend pas de cette oreille.

Dans un article de Bruzz, traduit pour vous ICI, des riverains expriment leurs rêves. Se livrent aussi, des agents de la Mobilité et la ministre Van den Brandt (Groen), qui se sent parfois bien seule pour un tel changement. Dimitri Strobbe veut faire du canal en un « espace urbain vivant, vert et bleu ». Mais ici, le seul objectif après travaux est de rétablir la circulation le plus vite possible. L’utopie pourrait cependant devenir réalité et le canal un lieu de rencontre inattendu.

© Linkedin/DS La version IA du Quai du Hainaut générée par Dimitri Strobbe.