Archives de catégorie : Jeunes

Réponse inattendue à la violence.

Vous vous souvenez du 4 mais 2025, quand des hooligans de Bruges ont déferlé sur Molenbeek, en marge de la finale de la Coupe de Belgique de foot ? Ils saccagent tout sur leur passage. S’en prennent à des magasins qu’ils vandalisent et sen prennent au personnel. « On va vous tuer, ce sera votre dernier jour » « Retourne dans ton pays« . Une véritable ratonnade déferle sur Molenbeek.

Ces violences ont profondément choqué les jeunes, mais plutôt que de choisir la vengeance, une centaine d’entre eux, réunis dans lecomité « Je suis la Belgique-Ik ben Belgie« , ont choisi de réaliser une œuvre avec les débris de carrelage qu’ils ont portée, à pied, jusqu’à Bruges où ils ont été reçus par le bourgmestre, qui placera leur œuvre dans la gare.

Une marche citoyenne de 80 km, des cloches aux pieds, mais comme un pont entre Molenbeek et Bruges, entre francophones et néerlandophones. Accueillis dans des familles. Jamais rentrés dans une église, ils y sont logés à Gand et Alost. En lutte contre le racisme, ils et elles se sentent pris au sérieux par les adultes. L’article de la RTBF en dit plus sur cette expédition inattendue.

La poésie n’est pas ringarde.

Si elle nous a livré des trésors inestimables, la poésie n’appartient pas seulement au passé. Elle est bien vivante à Bruxelles et permet à chacun d’exprimer des émotions, des sentiments, des colères, que la parole trop souvent réprime. Dimanche dernier, à la Maison du Livre, des personnes de diverses origines, de tous milieux et d’âges variés, se sont lancées dans des batailles de compliments et puis dans plusieurs autres slams.

Des slams ? Une forme de poésie orale. Un texte poétique écrit pour être dit à voix haute. Trois minutes. Un style libre, avec ou sans rimes ou structures fixes. Une forte dimension rythmique. Une expression personnelle qui révèle des émotions, des opinions, du vécu non discriminant.

A Bruxelles, le Collectif Slameke est depuis 10 an, une référence incontournable pour promouvoir la poésie écrite et son expression orale. Pionnier en matière de scènes slam, de spectacles, de projets dans les écoles, d’ateliers d’écriture…  Dimanche dernier, tout un chacun a déclamé son texte devant un public enthousiaste lors du brunch poétique de son 10è anniversaire. Le slam « Bruxelles » de Nadjad est à voir ICI.

 

Se connaître entre Régions.

C’est avec plaisir que nous vous annoncions la naissance du Standaard en français. Une manière efficace de découvrir ce qui se passe de l’autre côté de la frontière linguistique et de connaître le regard de la Flandre sur le monde. Une initiative bienvenue, qui complète celle de DaarDaar, qui depuis longtemps traduit en français « le meilleur de la presse flamande ».

C’est donc avec dépit que nous apprenons que la VRT va cesser sa parution en français, en anglais et en allemand. C’est pour des raisons de réduction de budgets, que nous ne découvrirons plus le point de vue de la VRT face à celui de la RTBF. Nous n’allons pas faire de reproches à la VRT, alors que jamais la RTBF n’a traduit du contenu en néerlandais. De Standaard s’y est mis, bien qu’aucun journal francophone ne suive le mouvement.

Dans un pays riche de deux cultures et de deux langues, il est regrettable de rester peu informés sur ce que pensent nos voisins immédiats, que nous rencontrons cependant à la mer et dans les Ardennes. Reste à nos écoles à enfin livrer une nouvelle génération au moins bilingue, si pas trilingue. L’avenir du pays est sans doute à ce prix ?

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Le pouvoir des enfants.

Les enfants sont ceux qui ont le moins de prise sur l’avenir de la planète, mais ils seront aussi parmi les plus touchés par ses transformations. Ils peuvent ainsi ressentir le poids psychologique de ce que l’on appelle le « fossé de la futilité » : le sentiment que les actions individuelles n’ont guère de sens face à l’inaction plus large de la société face à la crise climatique.

Plutôt que de se focaliser sur ce qui ne va pas, l’éducation au climat peut aider les enfants à se demander ce qu’ils peuvent faire. En cultivant leur « agentivité », c’est-à-dire leur capacité à être maîtres de leur existence, et leur esprit critique, elle peut faire émerger une génération prête à agir pour un avenir plus durable.

Il est essentiel de favoriser une agentivité psychologique saine, c’est-à-dire la conviction que nous avons prise sur notre propre vie. Les enfants doivent être accompagnés afin qu’ils ne perdent pas espoir. Cet article en français de The Conversation explique comment les adultes peuvent les y aider. L’objectif est de transformer les sentiments d’impuissance en sentiment d’efficacité personnelle – la conviction que les enfants peuvent agir.

Sucres, sel et graisses.

Le gouvernement met en place un système de classification nutritionnelle des boissons pour lutter contre les mauvaises habitudes alimentaires. « Plutôt que de soigner les gens une fois qu’ils sont malades, il vaut mieux prévenir en restant en bonne santé. C’est pourquoi nous devons réglementer notre consommation alimentaire, en particulier celle de sucre, de sel et de graisses »

Hélas, il ne s’agit pas d’une décision du gouvernement belge, mais bien d’une mesure prise par le gouvernement indonésien. Elle classe les boissons de A à D, avec des codes couleur en fonction de la teneur en sucre, en sel et en matières grasses pour 100 millilitres de boissons sucrées, déterminée par des tests en laboratoire supervisés par les autorités.

Les autorités visent ainsi à décourager les régimes alimentaires malsains, qui ont contribué à l’augmentation des maladies non transmissibles dans le pays, telles que le diabète, les accidents vasculaires cérébraux, les maladies cardiaques et l’insuffisance rénale.