Si la population de Bruxelles reste stable, c’est parce que les personnes qui continuent de quitter la ville en nombre sont rapidement remplacées par de nouveau venus. Ce sont principalement les classes moyennes et les jeunes familles qui sont tentées par l’installation dans les deux Brabants et même par le Hainaut, qui leur proposent des logements avec jardin moins cher qu’à Bruxelles. Cet article de l’Observatoire belge des inégalités s’en explique.
Ce sont plus de 200 millions de revenus imposables que Bruxelles perd ainsi chaque année, alors qu’elle est de plus en plus endettée. Essayer de comprendre cet exode urbain. Que faire pour tenter de retenir ces contribuables, dont nos finances ont besoin ainsi d’ailleurs que nos commerces spécialisés ? Construire du logement moyen bien isolé avec balcons et terrasses. Verdir nos rues. Plus de propreté et moins de bruit. Créer de l’habitat groupé. Baisser les coûts en n’étant pas propriétaire du terrain. Tout cela tarde encore à progresser. Innoviris fait des recommandations.
On peut déjà entendre jaillir le mot « gentrification » de la part d’IEB et sans doute de l’ARAU, mais si nous voulons une ville mixte, il faut aussi être capable de retenir des habitants avec des revenus, afin de pouvoir venir en aide aux personnes précarisées. Lutter contre les excès de la gentrification ne devrait pas nous empêcher d’être une ville ouverte aux personnes des classes moyennes.
