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La ville de demain.

« La ville à 10 minutes » est toujours un slogan plus qu’une réalité, mais il révèle une intention. Le bourgmestre de Bruxelles affirmait déjà en 2023 vouloir remodeler les quartiers, afin que chacun dispose au quotidien de l’essentiel à 10 minutes à pied de chez lui. Reste à le concrétiser. Les élections prochaines sont l’occasion de demander aux partis de mettre cela à leur programme.

Un boulanger, un boucher, une épicerie, mais aussi une école fondamentale, une crèche, un espace vert, un distributeur de billets et un arrêt de tram ou de bus, si pas un métro. Un confort nouveau pour tous les habitants et une réponse à trop de déplacements inutiles et polluants. Brussels Studies Insitute y a consacré une recherche.

On peut attendre des différents partis qu’ils s’en inspirent et l’inscrivent à leur programme pour le 13 octobre. Un agent de quartier pourrait être bienvenu. Les habitants pourraient investir l’école de leur quartier. Des comités de quartier pourraient assurer le relais avec leur commune. Des apéros urbains et des fêtes des voisins pourraient renforcer la convivialité et rompre l’isolement des familles. On peut rêver ou alors soumettre le projet aux partis les plus proches de sa commune.

Nuisances sonores en hausse.

Billet d’humeur d’un mélomane.

Le « rooftop » est une terrasse installée sur le toit plat d’un immeuble. Le plus grand se trouve au 9ème étage de Brucity, ancien Parking 58. Après celui du Beerlab de La Bourse et ceux en construction à l’AB et au Continental, entourés d’immeubles résidentiels, le concept se développe un peu partout. Au plus grand dam des riverains, qui ne sont pas nécessairement des pisse-vinaigre et peuvent même aimer la musique, la leur.

C’est que ces terrasses à ciel ouvert regroupent un monde assez joyeux, souvent alcoolisé, attiré par la musique qu’on y diffuse, en toute illégalité en terrasse. C’est évidemment quand il fait beau, qu’il y a le plus de monde et le plus de bruit. C’est aussi à ce moment-là que les riverains aimeraient pouvoir écouter leur propre musique ou dormir la fenêtre ouverte …

Il est nécessaire d’obtenir un permis pour ouvrir un rooftop. Ne serait-il pas prudent, qu’il ne soit accordé qu’à condition qu’on ni génère aucune sorte de musique ? Le bruit est la seconde cause d’exode urbain à Bruxelles. N’est-il pas temps que les concerts et la musique amplifiée se déroulent principalement dans des espaces fermés bien isolés ? Qu’en pense Philippe Close, le bourgmestre le plus rock & roll de Bruxelles ?

Un rooftop  en construction à l’Ancienne Belgique AB entouré d’immeubles résidentiels

48% des Belges partiront en avion.

Selon le baromètre établi par Europ Assistance, repris dans cet article de L’Echo, les Belges seront 65% à partir en vacances cet été et 48% prendront l’avion au lieu de 37% l’an dernier. Brussels Airport Company en pleine croissance renoue avec un bénéfice significatif. Les affaires tournent pour Arnaud Feist, le CEO de la compagnie. Tant mieux pour les actionnaires canadiens et pour l’emploi. Tant pis pour la santé des personnes survolées et pour le climat.

Comme toujours, la presse semble se réjouir des résultats finaciers en progrès. Elle ne relève que très rarement que « l’avion décolle, mais que le train plafonne ». Elle « oublie » toujours de rappeler que le kérosène des avions n’est pas taxé. Que l’aéroport de Zaventem n’a procédé à aucune expropriation et autorise toujours de vieux avions polluants, moyennant un taxe supplémentaire qu’il empoche.

Une étude toute récente démontre que les populations résidant dans les 20 km d’un aéroport sont victimes des particules ultrafines (PM0,1) déversées par les avions et nocives pour la santé respiratoire et cardiovasculaire. Le Soir y consacre un article et T&E en dit plus en anglais sur son étude.

Manger des bananes ?

Pouvons-nous encore manger des bananes ? Pour le professeur Mike Berners-Lee de l’université de Lancaster au Royaume-Uni, la réponse est oui. Mais nous devons laisser les combustibles fossiles dans le sol. Pour lui, si nous avions répondu correctement au message de la science depuis la COP de 1995, ce serait réglé aujourd’hui, comme nous avons réglé le trou dans la couche d’ozone. Nous serions dans un monde décarbonisé et l’air serait plus pur.

Nous pouvons réagir, mais bizarrement, notre intuition n’est pas toujours juste, comme on l’apprend dans son livre. « Nous pouvons débattre des raisons du manque de réaction, mais les tactiques très cyniques de l’industrie des combustibles fossiles y ont sans doute joué un rôle central. Elles ont semé la confusion et influencé médias et politiques, et elles continuent de le faire. Mon livre n’est qu’un point de départ pour aider à mieux comprendre les enjeux et le carbone, et à réfléchir à ce qu’on peut faire. A enclencher le changement systémique dont le monde a besoin ». Moustique l’interroge ICI.

Nous devons réfléchir à la manière dont nous allons voter. « Une taxe sur le carbone s’impose, parce qu’elle nous rendra plus riches. Cet argent peut être utilisé pour s’assurer que personne ne soit en situation de pauvreté énergétique et que chacun puisse se procurer la nourriture dont il a besoin. L’utiliser aussi pour stimuler toutes les technologies-clés dont nous avons besoin pour le secteur des énergies à faible teneur en carbone. L’argent récolté peut être utilisé pour créer une économie plus égalitaire « .

Ils rachètent le Nova.

Bonne nouvelle, le Cinéma Nova – qui a pris la succession du cinéma Arenberg en 1997 – échappe aux griffes des promoteurs immobiliers et va pouvoir pérenniser une programmation alternative et des festivals hors-marché, uniques en leur genre à Bruxelles.

En 21 semaines, la coopérative a réussi à décider quelques 3.000 Bruxellois de mettre la main au portefeuille pour acquérir une ou plusieurs parts, afin de trouver les 833.700 € nécessaires pour acquérir la salle pour 68 années. Cela sans aucune autre contrepartie que de pouvoir participer à son l’assemblée générale …

Il s’agit d’une emphytéose et non d’un achat. C’est toutefois la garantie de pouvoir y poursuivre une activité culturelle indépendante et surtout non commerciale jusqu’en 2092. Une brillante démonstration de la vitalité d’une ville qui veut rester maître de sa culture et de la diversité de ses orientations. Elle pourrait même donner des idées à d’autres initiatives …