Archives de catégorie : Commerce

Un parc à thème urbain.

Pour un certain nombre d’habitants du centre historique, la ville est en train de devenir un parc à thème, régi par Philippe Close (PS) dans le rôle du GO (Gentil Organisateur) d’un Club Med urbain. Les « événements » se succèdent sans arrêt à De Brouckère, à la Bourse, à la Monnaie, … avec toujours un nombre de décibels et d’ultra basses non contrôlés, qui envahissent les logements des habitants, de jour comme de nuit.

Après les Plaisirs d’Hiver, ce sont les Plaisirs d’Été, en passant par le Belgian Beer WE, le Teadance de l’ULB, le Brussels Jazz WE, le Dance Festival, … soit pas moins de 3.000 événements par an, organisés par la Ville via le Brussels Major Events (BME), le privé ou des associations subsidiées. Tout cela sans compter la multiplication des bars et des « rooftops » avec DJ, jusque tard dans la nuit, malgré les promesses non tenues d’équilibre et de « tranquillité publique »..

Philippe Close veut une ville qui ne dort jamais et qui attire des masses de touristes. Ils font vivre bars et hôtels, qui procurent nombre emplois peu qualifiés. Les commerces de qualité fuient, remplacés par les gaufres, la bière, les souvenirs et la malbouffe généralisée. Les Bruxellois aiment la fête, mais l’équilibre annoncé est largement rompu. Il n’y a pas que des pisse-vinaigre pour le dénoncer. Nombre de messages témoignent d’une pollution sonore insupportable, encouragée ou tolérée par la Ville, au détriment de ses habitants.

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Des villes « touristifiées ».

Le 15 juin, plusieurs villes du sud de l’Europe seront le théâtre d’une journée de mobilisations coordonnées contre la « touristification » de leurs territoires. À Barcelone, Lisbonne, Naples ou aux Canaries, le tourisme de masse remodèle les espaces urbains, souvent au détriment des communautés locales.

La lassitude est palpable, et elle s’écrit même sur les murs : les appartements touristiques recouverts de graffitis « tourists go home » sont désormais un paysage familier dans bien des villes. Ce qui est mis en cause une dépendance excessive au tourisme, qui a progressivement chassé de nombreux habitants de leurs logements et de leurs quartiers.

A Bruxelles on n’en est pas (encore) là, mais avec le développement des citytrips, grâce à Airbnb et Ryanair, le centre historique n’en est pas loin. Son bourgmestre rock & roll déploie nombre de grands événements et des podiums musicaux, pour attirer toujours plus de touristes, avec les horeca et les commerces pour touristes qui les accompagnent. Un moratoire ne s’impose-t-il pas avant d’aller plus loin ?

 

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Produire et partager de l’énergie.

Les Bruxellois qui produisent de l’énergie, grâce à leurs panneaux solaires, vont pouvoir partager cette énergie entre eux. Une activité jusqu’alors réservée aux grands acteurs du secteur. Les personnes qui produisent de l’énergie vont pouvoir revendre la part de production verte qu’ils ne consomment pas à d’autres citoyens, qui pourront y accéder à un prix convenu entre eux, sans devoir passer par un fournisseur d’énergie.

En créant des partages ou des communautés d’énergie par immeuble ou par ilots de maisons, les Bruxellois pourraient ne pas se limiter au seul partage, ils pourraient aussi mettre en place d’autres activités énergétiques, comme le stockage d’énergie ou la recharge de véhicules électriques. Tout cela à un prix attractif, stable et indépendant des fluctuations du marché. Un dossier ICI, un autre avec sa Carte.

Vous souhaitez en parler à vos voisins ou au syndic de votre immeuble en vue créer une communauté d’énergie ou lancer un projet de partage d’énergie ? Pour vous accompagner dans cette démarche, la Région vous offre les services gratuits d’un facilitateur expert de la matière: le Facilitateur « Partage et Communautés d’énergie ». Brupower est aujourd’hui la seule communauté d’énergie citoyenne en service. En parler avec vos voisins pour être des deuxièmes ?

 

De Toison d’Or à Champs-Elysées ?

Sans gouvernement et sans budget, Bruxelles pourrait cependant bien assister à une grande rénovation de l’axe situé entre la porte de Namur et la place Louise. Un projet dont les premiers plans datent déjà de 2015, mais pour lequel un permis a été délivré en juillet 2022 et pour lequel Beliris, l’agence fédérale chargée de promouvoir l’image internationale de Bruxelles, a toujours prévu un budget de 16 millions d’euros.

Les travaux pourraient encore commencer à la fin de cette année, malgré le recours en justice introduit par des opposants, mais qui n’est pas suspensif. Les plans prévoient d’élargir les trottoirs et de rétrécir les voies carrossables, afin d’apprivoiser la présence des voitures, et d’offrir plus de place aux piétons, aux cyclistes et aux plantations. Bien que large de 75 mètres (plus que sa rivale parisienne) les voitures occupent 80 % de la surface entre les deux rives, séparées par une autoroute urbaine, dont la couverture trop coûteuse n’est plus à l’ordre du jour.

Brussels Times consacre un grand reportage détaillé et bien illustré à ce projet urbanistique, qui refait surface et dont il retrace aussi tout l’historique, qui repose sur la destruction de la deuxième enceinte de la ville. Il est  traduit pour vous ICI. Certains se demandent cependant s’il  faut s’en réjouir et s’il n’y a pas d’autres priorités pour Beliris en cette période de vaches maigres

 

NÉO en embuscade.

Alors que le centre commercial Cora est contraint de fermer ses portes, la Ville de Bruxelles persiste dans son intention de relancer NÉO sur le plateau du Heysel. C’est que NÉO n’est pas seulement un projet de logements, de parc sportif, d’écoles, c’est aussi la création d’un énorme centre commercial de 72.000 m2, dont les promoteurs privés doivent contribuer financièrement au développement d’un projet, vieux de plus de 15 ans et plus en phase avec « la ville à 10 minutes ».

Malgré les obstacles urbanistiques, juridiques, financiers et les problèmes de mobilité détaillés ICI, la nouvelle majorité de la Ville persiste et signe dans la poursuite du projet NÉO. Elle n’ignore pas les nombreux arguments des associations, des autorités et des citoyens. Sans doute, les dédits à payer en cas de rupture de contrat pour le centre commercial seraient énormes et contraignent la Ville à s’entêter dans ce mégaprojet d’un autre temps.

Après l’échec du grand stade, le renoncement au projet de Jean Nouvel pour un hôtel et un centre de congrès de 5000 places, la nécessité de rénover la stade roi Baudouin sans la garantie de l’attribution des grands matchs, il faut constater que l’état de vétusté des bâtiments du parc des expositions est criante. Un lifting à 330 millions d’euros est programmé, mais son financement est loin d’être assuré. Finalement, est-ce bien l’une de nos 19 communes de prendre en charge l’aménagement du plateau du Heysel ? N’est  ce pas à tout le moins un espace d’intérêt régional, pour ne pas dire national ?