Archives de catégorie : Commerce

Salaires trop bas

Achats trop chers

Nos entreprises se portent bien et les faillites sont en baisse. Tant mieux. La progression des marges bénéficiaires des entreprises indique cependant  que nous payons nos achats trop cher, voilà ce que l’on peut lire dans un article du journal économique L’Echo. Il précise : qu’une part croissante de la richesse créée par ces entreprises va dans la poche des actionnaires et non pas des salariés. Une opportunité pour relever les salaires au-delà de l’indexation et particulièrement les salaires les plus bas. ?

Le phénomène semble être mondial. En cause: le déficit de concurrence dû à la montée en puissance de grands groupes qui réussissent à expulser du marché les plus petits acteurs, ce qui leur permet de relever leurs prix sans crainte de perdre des clients. Mais pourquoi cette évolution est-elle bien plus prononcée en Belgique que dans le reste de l’Europe, comme vous le voyez dans le tableau en annexe ?

« Le gonflement des marges bénéficiaires de ces dernières années nous interpelle assurément, mais pour bien l’interpréter, une analyse plus approfondie serait nécessaire », déclare le patron de l’Autorité belge de la concurrence (ABC), Jacques Steenbergen. Mais, faute de moyens, nous n’avons plus effectué de recherches sectorielles ciblées depuis de nombreuses années. » Et les résultats d’une analyse de la Banque nationale ne sont pas attendus de sitôt.

Un cadeau à ne pas faire ?

Le casque de réalité virtuelle n’est pas encore très populaire chez nous, mais cela ne saurait tarder. Tous les grands de l’informatique nous préparent à son arrivée et Apple ne sera pas le dernier à proposer son modèle. Vous voyez ce dont il s’agit ? Un casque qui permet de défier la réalité et qui impose la supériorité du virtuel sur le réel. Si ces lunettes sont mieux que la réalité, pourquoi chercher à avoir mieux ? C’est le docteur Thierry Schmitz qui soulève ICI cette question de société, en pleine période de cadeaux.

Selon lui, c’est déjà le cas de ces enfants qui restent toute leur vie à jouer aux jeux vidéo chez leurs parents… Les médias ont longtemps soutenu que les jeux vidéo éloignaient du réel, rendaient la jeunesse insensible. Jusqu’à ce que l’industrie du jeu vidéo devienne aussi prospère que celles du cinéma et de la musique réunies. Qu’en sera-t-il quand la condition humaine consistera à vivre avec un écran devant les yeux ? Quand les enfants réclameront leur casque, parce que la réalité est devenue trop laide ou trop inhumaine pour qu’ils l’acceptent ?

N’avoir comme monde où vivre qu’un écran qu’on se met devant les yeux ? Le docteur Schmitz pense qu’il faut pouvoir priver les enfants de certains plaisirs et retarder autant que possible l’usage de la tablette et du smartphone. C’est aujourd’hui ce que font les classes les plus aisées et les pontes de la Silicon Valley, bien conscients de la nocivité de leurs propres appareils et logiciels sur leurs enfants. Pour le docteur Shmitz, enfermer les gens dans une réalité virtuelle, c’est recommencer la lutte des classes. Qu’en sera-t-il à Bruxelles ?  Que cela ne vous empêche pas de vous retrouver joyeusement et prudemment en cette veille de Noël.

photo extraite de l’article du Dr Schmitz

Des plaisirs d’hiver

Ne boudons pas notre plaisir, à l’aube de l’hiver, il est réjouissant de se retrouver au cœur de la chaleureuse féérie lumineuse que la Ville a orchestrée pour la 20ème fois, après une année d’interruption. Le monde et la bonne humeur sont au rendez-vous, mais on s’y bouscule moins que d’habitude, suite aux mesures Covid. Masque de rigueur et Covid Safe Ticket pour obtenir un bracelet de couleur, qui permet de faire des achats aux nombreux chalets et de s’installer avec son vin chaud avec les autres fondus de la raclette.

Le parcours est beaucoup plus vaste et s’étend même jusqu’au bois de la Cambre avec une seconde patinoire, en plus de celle de De Brouckère. Le train est l’invité d’honneur. Une carte pour s’y retrouver et BX1 qui dit tout ce qu’il faut savoir. La RTBF complète. Cette année, la sélection des chalets semble plus rigoureuse et donne à voir un vrai marché de Noël, avec des artisans venus d’un peu partout. De vraies grillades au feu de bois, un manège à l’ancienne, une piste de luge synthétique et l’incontournable Grande Roue au Vismet.

Avec un volume sonore rigoureusement sous contrôle, des consignes de sécurité largement appliquées, il ne faut pas craindre de s’y aventurer avec des enfants, il y a même un baby corner pour allaiter les bébés. Sur la Grand-Place, un spectacle son et lumière disneylandien s’anime toutes les heures. En son centre sa crèche et un sapin de 18m de haut. C’’est une famille de Dilbeek qui en a fait don à Bruxelles, parce qu’il devenait trop imposant dans leur jardin. Tout s’arrête à 22h, bien à temps pour rentrer en métro ou en tram. Bien du plaisir cet hiver. 

Un quota carbone individuel ?

Puisque nous savons ce que la planète est capable d’absorber en matière de CO2 produit, il suffirait de diviser ce montant par le nombre d’habitants de la planète pour attribuer annuellement à chacun son « compte carbone », sorte de « droit de tirage ». Une étude récente révèle ce à quoi les Européens seraient prêts à renoncer pour y parvenir. Ce n’est pas la première fois que cette idée – simple, juste et logique – revient sur le tapis. On l’évoquait déjà dans les années 90 et  Alternatives Economiques y revenait en 2018. Certains parlaient d’une carte de rationnement …

Aujourd’hui, c’est même un quotidien économique et financier français (La Tribune)  qui y consacre une Opinion. Attribuer à chaque personne un même quota annuel de carbone, qu’il pourra consommer à sa guise, un peu à la manière d’une carte de crédit, avec laquelle on achète ce que l’on veut, dans la limite de l’argent disponible sur son compte. Chacun serait libre de consommer ce quota selon ses souhaits: voyage, énergie pour son logement, déplacements, etc. Le montant de ce quota serait dégressif chaque année, pour arriver en douceur à la neutralité carbone souhaitée pour 2050.

Les personnes qui ne consomment pas l’entièreté de leur quota annuel pourront les revendre à ceux qui sont à court. Grâce à  ce « marché », un cercle vertueux pourrait s’enclencher, avec pour résultat une diminution des inégalités sociales et environnementales, qui entraînerait dans son sillage une amélioration de niveau de vie, d’accès à l’éducation, de santé publique, de natalité et réduction des migrations, des famines, des épidémies, etc. Certains préconisent de lancer cette formule sur base volontaire. D’autres se lancent même dans des prévisions chiffrées.

image extraite du site http://www.protegez-vous.ca/maison/credits-carbone/calculateur-ges

La guerre des taxis aura-t-elle lieu ?

Mauvaise passe pour le gouvernement bruxellois, qui s’est trouvé assiégé alternativement par le secteur des taxis officiels et par celui d’Uber. Quoiqu’il décide, il fera des mécontents et mettra des emplois en jeux. Le PS se trouve ainsi isolé au sein du gouvernement, avec une majorité alternative qui s’est formée au parlement pour proposer une solution temporaire – que voilà –  en vue de permettre à Uber de continuer à rouler, en attendant le nouveau règlement final de Rudi Vervoort. Steven Van Garsse s’est livré pour Bruzz à une synthèse de la situation et des conséquences possibles, y compris l’hypothèse (peu probable) d’une chute du gouvernement. Nous l’avons traduite ICI pour vous.

Le secteur des taxis a longuement profité de sa situation de monopole de fait et n’en a pas assez profité pour se moderniser. Payement par carte pas toujours disponible, pas souvent de facturette officielle, petites courses négligées …  Le métier ne serait pas rentable, mais les 1 200 licences (reçues de la Région) se revendent à prix d’or ! Il aura fallu l’arrivée d’Uber pour que certains taxis se regroupent sous la casquette Victor Cab pour offrir des services similaires.

Dans la mobilité de demain, le taxi sera un forme courante de voiture partagée occasionnelle et peut-être même un transport collectif sur des itinéraires fixes, comme à Honk Kong. Des services tels qu’Uber doivent y avoir une place, en étant soumis à des règles qui évitent toute concurrence déloyale. Tout cela n’est encore rien face à l’arrivée du robot taxi sans conducteur. Il en circule déjà une vingtaine à Shanghai. C’est au politique à créer les conditions pour le développement harmonieux d’une offre variée de mobilité exemplaire, et bien sûr décarbonée, au service de tous les usagers.

Momenta déploie un service de robot taxi à Shanghai avec SAIC © Momenta

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