Limitée à ses 19 communes, l’étalement de la Région de Bruxelles se développe inexorablement dans les communes flamandes qui l’entourent. A la fois à cause des prix inabordables des logements bruxellois et par un désir de campagne, de calme et de villas. Selon le rapport de l’Agentschap Binnenlands Bestuur – traduit ICI – cela fait du Vlaamse Rand la région la plus jeune d’une Flandre vieillissante: un quart des habitants du rand a désormais moins de 20 ans.
À Vilvorde et Machelen, le nombre de jeunes constitue déjà la moitié de la population en âge de travailler. Dans la périphérie, 48 % des habitants ont des racines étrangères. En 10 ans le nombre de personnes d’origine non européenne a cru de 71%. Certaines communes craignent que leurs écoles, leurs garde d’enfants et leurs maisons de jeunes soient sous pression par ce rajeunissement.
L’exode des Bruxellois de classe moyenne vers la périphérie se poursuit. La plupart d’entre eux continuent de travailler à Bruxelles, à s’y distraire, à s’y soigner… mais payent leurs impôts en Flandre. Si ces départs sont compensés par de nouvelles arrivées, ce sont généralement des primo-arrivants, avec peu de ressources et avec des demandes de soutien, de langue et de soins, à charge de la Région. Ceci explique – une fois de plus – une partie de la dette bruxelloise.

Il serait temps que les personnes qui travaillent à Bruxelles mais dont le domicile est hors Bruxelles, paient une grosse partie de leurs impôts à Bruxelles