Sortir de l’impasse.

Le blocage dans lequel Bruxelles se trouve en vue de la constitution d’une coalition pour gouverner la Ville-Région n’est pas sans lien avec les stratégies et les exclusives développées par un certain nombre de partis. Même si dans le passé, le double collège électoral imposé à Bruxelles n’a pas empêché la formation assez rapide de gouvernements de coalition, il est urgent d’imaginer des formules électorales alternatives en vue des élections de 2029.

Philippe Van Parijs vient de publier une opinion « Débloquons Bruxelles » dans La Libre et een opinie dans Bruzz. Pour lui, dans les années 80, il était inconcevable qu’un francophone vote pour un candidat néerlandophone, et vice versa. Mais Bruxelles a changé. Les Bruxellois d’origine étrangère représentent aujourd’hui les deux tiers de la population. La mobilité et la laïcité ont supplanté la politique linguistique comme principaux sujets de division politique.

Il estime qu’il est temps de manifester notre opposition au double collège électoral, mais la représentation garantie des néerlandophones doit être maintenue. Toutefois, les Bruxellois d’origine flamande n’ont pas le droit de détenir plus de pouvoir que les Bruxellois d’origine marocaine, par exemple. Dans une démocratie, tous les citoyens sont égaux. Pour découvrir les pistes de réflexion que Philippe Van Parijs propose pour favoriser la compréhension et la coopération, il faudra aller lire son opinion.

1 réflexion sur « Sortir de l’impasse. »

  1. Mouvet

    Le système bruxellois protecteur du vote des flamands décidé à l’époque, se montre désormais peu représentatif de la population bruxelloise regroupant un large nombre diversités. Il s’apparente aujourd’hui à une forme de communautarisme qui se serait arrogé des droits favorisant cette communauté, au lieu de la protéger prenant désormais en otage nos institutions. Il y aurait lieu de refondre notre mode de scrutin, forcément bilingue. Si toutes les identités doivent être représentées en démocratie, il n’y a rien de plus dangereux que le vote identitaire.
    Patricia Mouvet

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