David Leisterh, l’homme de la situation ?

Pour paraphraser l’article Corentin Di Prima dans L’Echo à propos de Bart De Wever, il est temps pour David Leisterh de transformer l’essai. Plus de six mois après les élections, il n’est toujours pas arrivé à réunir un certain nombre de partis autour de la table pour entamer la discussion sur un accord de gouvernement. Cela jette le doute sur sa capacité à piloter un exécutif régional.

Auréolé de la victoire du MR aux élections régionales, il s’est légitimement imposé comme formateur. Mais ici, il ne s’agit plus de régner sur Watermael-Boitsfort, il s’agit de monter sur la plus haute marche de la politique bruxelloise, très longtemps monopolisée par un PS omniprésent. Un parti socialiste qui n’a toujours pas digéré sa défaite et dont Ahmed Laaouej est non seulement le chef de file, mais est aussi fort de ses 24.978 voix de préférence, alors que David Leisterh n’en compte que 20.315.

De là à supposer que Laaouej n’a aucune envie de faciliter la tâche de Leisterh, il n’y a qu’un pas. On peut disserter à l’infini sur les responsabilités des uns et des autres, la question qui se pose est de savoir si David Leisterh est bien l’homme de la situation pour piloter le prochain gouvernement régional ? Sans doute Ahmed Laaouej s’y verrait bien. Il en a l’ambition. Il n’y a pas de doute sur son intelligence et il peut s’avérer fin stratège. Pendant ce temps les citoyens bruxellois s’impatient et s’inquiètent d’une année qui va débuter sans budget et d’une dette qui ne cesse d’enfler.

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