Devant l’impossibilité actuelle de former un gouvernement, il semble que trop de partis ne songent qu’à se renforcer, plutôt que de se décider à gouverner. Cette crise souligne l’inadéquation de notre système institutionnel. Une occasion de remettre ce système à plat et de voir ce qui peut être modifié sans tabous par les Bruxellois eux-mêmes. Il faut se réjouir d’entrevoir un mouvement citoyen émerger timidement de ce chaos, rejoint par un certain nombre de membres de la classe politique.
Le modèle bruxellois avec ses deux collèges électoraux, un flamand et un francophone, a vécu. Philippe Van Parijs, le dit clairement dans sa carte blanche « Ce modèle pensé pour une réalité qui n’existe plus est devenu un handicap pour la démocratie bruxelloise. Il est temps de l’abolir. » Et de le remplacer par un autre. Cela se fera autour d’une table sous la pression de la société civile et pas avec des insultes sur un ring de boxe, comme l’écrit Béatrice Delvaux dans son éditorial.
Zakia Khattabi (Ecolo) plaide pour un conclave entre Bruxellois pour une évolution du modèle institutionnel bruxellois belgo-belge qui ne fonctionne plus. Fabrice Grosfilley parle de déchirure sur BX1. Alain Deneef (Les Engagés) estime que des personnalités de différents partis et de la société civile sont dès à présent demandeurs de changement. A ce stade, on se demande qui va pouvoir fédérer ce mouvement citoyen naissant. Affaire à suivre.
