Des compromis difficles.

Établir un accord de gouvernement pour la Région de Bruxelles entre les gagnants de la droite MR et de la gauche PS, ne va pas de soi. Il va nécessairement falloir trouver des compromis entre ce que les uns et les autres ont promis à leurs électeurs. Tout cela sur fond de dette, qui exigera des économies.  Fini le temps des cadeaux réciproques.

Faire des concessions sur leurs priorités, à la veille des élections communales d’octobre, serait bien risqué pour le MR, tout comme pour le PS. L’opposition ne manquerait pas de l’épingler. Ahmed Laaouej trouvera-t-il le moyen de retarder innocemment la formation d’un gouvernement jusqu’au 13 octobre ? David Leisterh peut-il accepter de se montrer aussi impuissant avec G-L Bouchez dans le dos ?

Tout cela sans compter l’aile néerlandophone, où Elke Van den Brandt de Groen peine aussi à réunir les 4 partis nécessaires avec seulement 3 postes à offrir. Parti perdant, le CD&V refuse toujours de faire partie de cet attelage, en espérant faire monter les enchères pour sa participation. Le gouvernement démissionnaire doit-il s’apprêter à rester en « affaires courantes » jusqu’en octobre ?

1 réflexion sur « Des compromis difficles. »

  1. Michel HUBERT

    Obtenir rapidement une coalition serait pourtant un exercice de clarification utile pour savoir ce que les uns et les autres peuvent faire ensemble (ou pas)…
    En attendant, le gouvernement actuel ne peut rester inactif. Lors de la longue crise au Fédéral en 2010-11, le Roi avait demandé au Gouvernement en affaires courantes de prendre les mesures urgentes qui s’imposaient…

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