Les négociations pour la formation d’un gouvernement bruxellois n’ont tout simplement pas encore commencé pour Fabrice Grosfilley, qui signe un éditorial sévère sur BX1. En affirmant que « Bruxelles a trop longtemps été gérée uniquement par celles et ceux qui y vivent » le réformateur MR David Leisterh a fait l’unanimité contre lui. Cela n’évoque que trop le projet de cogestion de la N-VA, qui voudrait que Bruxelles soit gérée en partie par les deux grandes communautés du pays.
Pour le socialiste Ahmed Laaouej « Les Bruxellois se sont tournés majoritairement vers la gauche, elle est gagnante en nombre de voix si l’on additionne les performances de tous les partis qui s’en réclament. Cela veut dire qu’il faut des politiques de cohésion sociale, de réduction des inégalités, de développement des territoires, de soutien au tissu associatif et social, de renforcement des services publics. Le signal est clair. »
Leurs exigences précisées, les socialistes attendent toujours de connaître celles du MR ou plus précisément une note, à partir de laquelle les trois candidats présumés pourraient se situer. David Leisterh rédigera-t-il cette note ? Sans doute voudra-t-il attendre les résultats d’une rencontre formelle entre candidats. Mais cette négociation n’est-ce pas à lui à l’organiser ? Et le plus vite serait sans doute le mieux, s’il ne veut pas paraître tétanisé par un futur partenaire, qui compte bien faire payer cher le prix de son ralliement à un gouvernement de droite.

Comment mieux faire pour créer l’unanimité CONTRE soi?
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