En quoi est-ce donc une bonne nouvelle ? Parce que c’est la fin d’un mythe: celui de Saint-Vide, l’équivalent d’une 20e commune bruxelloise et ses habitations illégalement inoccupées. On y annonçait 35.000 appartements désertés, un million de mètres carrés « gaspillés », des marchands de sommeil installés dans toute la ville …
Avec six communes sur 19 qui réalisaient un comptage sur leur territoire – avec chacune leur méthodologie « maison » – aucune donnée scientifique fiable n’était disponible. La Région a finalement mandaté des chercheurs de l’ULB et de la VUB, pour pointer les logements vides. Ils ont travaillé depuis 2021 à un modèle mathématique pour quadriller la capitale et ont vérifié les situations sur le terrain. « Seules » 4.500 habitations seraient finalement vides, en infraction et donc mobilisables.
A part les deux Woluwe et Watermael-Boitsfort, les communes ont accepté de collaborer de manière ciblée avec la Région. Elle prendra en charge le salaire d’un référent logement par commune, chargé d’enrayer le phénomène. Des procès vont se multiplier. Des actions en cessation aussi. L’article du journal Le Soir explique la procédure en détail. Elle devrait progressivement remettre un certain nombre de logements sur le marché.

Depuis trois ans, le Collectif citoyen du Chien Vert à Woluwe-Saint-Pierre, lutte contre la bétonisation à outrance du quartier, projet soutenu par le bourgmestre Cerexhe, reniant sa parole aux 150 riverains du projet immobilier « F. Gay » de tenir compte de leur avis. Après avoir déboursé quelque 15 000 euros pour aller au Conseil d’État nous attendons depuis 18 mois son verdict !!!), ladite Commune ET la … Région bruxelloise ont quand même rasé un îlot de maisons (dont les locaux de la Croix-Rouge, une maison d’accueil…), des jardins, un espace public de verdure pour construire un « mastodonte » . La Commune a même pris des avocats (honoraires payés par les citoyens, bien entendu) pour contrer l’action de ses propres habitants ! C’est dire…