Le crime d’écocide.

Les notions de génocide, d’homicide et – plus récemment – de féminicide, nous sont familières, tout comme d’ailleurs celles d’herbicide ou de pesticide, depuis les procès du Roundup de Monsanto. Ce sont aujourd’hui les atteintes graves portées à l’environnement – commises de manière délibérée ou par imprudence – que l’on dénomme « écocide« , lorsqu’elles entraînent des dommages majeurs à l’écosystème.

L’usage de l’agent orange par les Américains pendant la guerre du Vietnam, les tirs qui ont touché des bâtiments de la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, les innombrables marées noires, mais aussi la pêche à l’explosif ou la destruction des barrières de corail, n’en sont que quelques exemples. Tout savoir ICI.

La Belgique a été le premier pays européen à plaider pour faire de l’écocide un crime de droit international et pour étendre la compétence de la Cour pénale internationale à ce crime. Cela nécessitera cependant encore la modification du Statut de Rome, à la majorité des deux tiers des États membres de la Cour. La RTBF en dit plus. Notre parlement fédéral devrait bientôt examiner la possibilité d’inclure l’écocide dans le code pénal belge.

A Bruxelles, la biodiversité commence à se défendre mieux face aux bétonneurs, les arbres sont mieux protégés, la Senne se retrouve partiellement à l’air libre, les  herbicides ne sont plus utilisés par les pouvoirs publics pour supprimer les « mauvaises herbes ». Quelques pas dans la bonne direction.

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