Terrasse ou balcon, sinon rien !

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La ville du futur promet une terrasse ou un balcon pour chacun. Pas indifférent à nos remarques et aux doléances de tous ceux et celles qui ont vécu le confinement sans contact avec l’extérieur, Pascal Smet (one.brussels) réagit. Il entend profiter du nouveau Règlement Régional d’Urbanisme (RRU) en cours de rédaction, pour imposer un balcon privé ou un espace extérieur commun (rattaché au bâtiment ou sur le toit) pour tout nouveau projet de construction. Il faut s’en réjouir et pourquoi n’en profiterait-il pas  pour exiger une verdurisation des toitures ou des façades ?

Le Comité scientifique logement a rendu son rapport au gouvernement bruxellois. Il préfigure une nouvelle vision de l’habitat à Bruxelles, suite au réchauffement climatique et à la crise sanitaire du Covid-19. L’Institut bruxellois de statistiques (Ibsa) a constaté que les communes du croissant pauvre furent les plus touchées par la surmortalité due au Covid-19. Les causes sont multiples: moins de télétravail, plus de comorbidité mais aussi et surtout, le bâti.

« Les appartements sans terrasse ou balcon, c’est terminé à Bruxelles » titre La Libre. Il faudra cependant encore attendre 2023 pour que le nouveau RRU soit terminé et entre en application. Dans Bruzz, le secrétaire d’Etat encourage les promoteurs et les développeurs à intégrer, dès à présent, les nouvelles recommandations, qui correspondent manifestement à une demande du marché immobilier. Et pour les bâtiments existants, des solutions existent, comme par exemple, les réalisations de l’entreprise familiale Ferro Concept ou les toitures vertes du Groupe Leclerc architecture.



2 réflexions sur « Terrasse ou balcon, sinon rien ! »

  1. François de Lantsheere

    La démarche est très louable et correspond sans nul doute à une meilleure habitabilité en ville. Néanmoins je m’interroge sur l’esthétique des façades. Il n’y a pas de moyens légaux pour contraindre à une « esthétique » de ces dispositifs, subjective au plus haut point. A Paris, un vieux réglement haussmanien obligeait les construction à des balcons au deuxième étage de chaque immeuble et la possibilité d’un autre au cinquième. Dès lors, une belle homogénéité sans désordre visuel… Je salue sincèrement l’initiative et espère que lev voix de Bruxselsfuture se fasse entendre en ce qui concerne les toitures plates impérativement « verdurisées » !

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    1. Yvan Vandenbergh

      Il va de soi que cette nouvelle réglementation ne concernera que les constructions neuves, pas d’effet rétroactif. Pour ajouter balcons ou terrasses sur des bâtiments existants si les réglementations actuelles sont inchangées, elles pourraient faire obstacle, tout comme le Code civil, qui prévoit des distances à respecter entre deux propriétés « pour éviter les regards indiscrets afin d’assurer une intimité et une tranquillité » sans doute assez désuètes en ces temps de cohabitation, d’habitats groupés et de concerts aux balcons.

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