La pandémie révèle des dérives

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Deux institutions spécialisées de l’ONU en matière de santé – OMS – et de transport aérien – OACI – sont chargées de veiller à l’intérêt général, mais à la lumière de la crise sanitaire, elles se révèlent être devenues de véritables lobbies au service de l’industrie pharmaceutique et du transport aérien. Leur dépendance de plus en plus grande par rapport au monde économique ne semble pas être étrangère à la propagation rapide du coronavirus, comme l’écrit la presse.

Le transport aérien a joué un rôle crucial dans la propagation rapide et mondiale du virus. Des chercheurs viennent d’en apporter ICI la preuve scientifique. Ce qui est inadmissible et scandaleux, c’est que – pour des raisons économiques – l’OACI a tout mis en oeuvre pour empêcher l’adoption de mesures rapides et radicales pour entraver le trafic aérien au début de l’épidémie. Elles auraient pu donner aux gouvernements le temps de freiner son expansion. C’est déjà à l’OACI que nous devons l’absence de toute taxe sur le kérosène des avions.

L’OMS est aussi montrée du doigt pour sa lenteur et son inaction. Alors que le fossé économique et sanitaire ne cesse de se creuser, ne doit-elle pas assurer la santé pour tous les êtres humains, riches ou pauvres ? L’OMS  semble de plus en plus considérer la santé, non plus comme un droit, mais comme un simple moyen au service de la croissance économique. Cette dérive tient principalement à la dépendance financière croissante de l’Organisation envers certains pays (comme les États-Unis) et les intérêts privés (grandes entreprises, fondations, firmes pharmaceutiques), comme le démontre l’article de Conversation.

Par ailleurs, les prix qui flambent pour de simples masques en papier ou des flacons de gel hydroalcoolique, démontrent aussi les limites d’une fixation des prix régulée uniquement par la libre concurrence. A tel point, que le gouvernement français a été contraint d’en fixer par décret la vente à 2 euros maximum pour 50 ml. pour éviter toute spéculation. Alternatives Economiques fait une analyse plus fine du mode de fixation des prix dans notre économie.

3 réflexions au sujet de « La pandémie révèle des dérives »

  1. potteve

    Ce qui est étonnant, c’est que l’OMS (WHO en anglais) est basée à Genève en Suisse et qu’il existe un bureau régional de l’OMS pour l’Europe (WHO Regional Office for Europe) basé à Copenhague au Danemark, mais qui dépend bien évidemment des décisions prises par l’OMS. Les intérêts ces ditoyens européens devraient donc théoriquement être bien pris en compte, mais il est clair que les lobbys savent bien à quelles portes frapper pour défendre les intérêts de leurs actionnaires… Cela dit, rien ne nous empêche de leur écrire en nombre pour leur faire part de notre indignation…

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  2. LM

    Oh merci pour ces infos…

    Mais oui, tout le monde s’en est rendu compte, mais sans le mentionner aussi clairement que vous dans votre article. Moi, en tous cas, on ne m’y prendrait pas deux fois ! L’Europe devrait s’organiser de façon plus préventive. J’apprends que les stocks de masques, utilisés antérieurement, n’avaient pas été reconstitués. Voilà pourquoi on en manque.

    Sans rompre avec l’OMS, l’Europe devrait avoir un genre de OMS en petit, une OES (Organisation Européenne de la Santé), commune à toute l’Europe. Sans rompre avec l’OACI, l’Europe devrait avoir un genre de OACI en petit, une OACE (Organisation de l’Aviation Civile Européenne), commune à toute l’Europe. Sans rompre avec l’International, l’Europe devrait être moins dépendante des produits chinois et des manufactures chinoises, en rapatriant plusieurs industries dans nos pays. Bref, pour ne pas citer le mot, car il est mal vu, car il est mal compris, rétablissons un certain monopole.

    Cette dépendance est mise à mal lors d’évènements comme celui du coronavirus… et d’autres dans le futur. Tout ne doit pas être fabriqué en Chine, ni en Asie. Là nous retrouverions notre force, nos emplois et garderions nos valeurs car, actuellement, nous traitons avec des pays qui ne respectent pas les droits de l’homme. Que cette crise nous oblige à repenser notre système. Tout à l’argent? Quand on meurt, on ne nous enterre pas avec notre argent !

    LM

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