Manque d’ambition et particratie

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En début de mandat, la Région commence par acheter le garage Citroën. Puis, elle se demande ce qu’elle va en faire ? Un musée d’art moderne et contemporain, malgré le Wiels et le Mima. De plus,  elle ne dispose d’aucune collection à y exposer et la ministre N.VA Elke Sleurs refuse de prêter la collection fédérale d’art moderne que Michel Draguet a pourtant reléguée dans les réserves de la rue de la Régence.

La Région met Yves Goldstein – chef de cabinet démissionnaire de Rudy Vervoort – à la tête du projet rebaptisé Kanal. Comme les monarchies du Golfe avec Le Louvre, la Région finit par signer un accord de coopération avec le Centre Pompidou à Paris, qui ne se contentera pas de prêter des œuvres, mais a déjà délégué ses hommes à Bruxelles. Pour diriger ce projet culturel, la Région recherche un expert bruxellois par le biais d’un très discret concours.

Guy Duplat révèle que c’est le chef de cabinet (Défi) du ministre Gosuin qui est nommé secrétaire-général pour faire face aux ambitions du Centre Pompidou et d’Yves Goldstein. Jean-François Leconte était l’attaché de presse du bourgmestre d’Auderghem et a été promu chef de cabinet lorsque Didier Gosuin est devenu ministre. Voilà maintenant son avenir assuré, mais quelles sont ses compétences particulières et son expérience en matière d’art ? Bruxelles à la chance de compter de grandes pointures en matière d’art contemporain, ont-elles été invitées à concourir ?

Finalement, Défi qui épinglait la mainmise socialiste sur la Région, se contentera d’y avoir placé un des siens. Il semble d’ailleurs qu’un 3ème cabinettard vient de rejoindre la direction. Une occasion ratée de rompre avec la particratie devenue caricaturale pour certains. 

 

5 réflexions au sujet de « Manque d’ambition et particratie »

  1. Ping : Nominations politiques ? | bruxselsfuture

  2. Jacques Moreels

    Quel est le montant annuel que l’on va payer au centre Pompidou qui aurait qq difficultés financières ! Bravo Mme la Ministre joli travail
    Et le concervatoir de musique qui se fissure comme Doel 3 c’est pour quand la restauration ou bien on attend qu’il s’écroule pour le raser , Que c’est triste Bruxelles .

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  3. Marc Sinnaeve

    Lecteur régulier de votre blog, je reste assez décontenancé par ce post et ses approximations concernant le processus de désignation de M. Leconte au poste de secrétaire-général de Kanal.
    J’ai bien lu également l’article de Guy Duplat que vous partagez. Rien dans ce qui y est écrit autour d’une polémique politique en cours sur le sujet ne permet de conclure, comme vous le faites, qu’on a affaire à une « nomination politique ». Sauf à balayer d’un revers de la main les éléments d’information fournis par la Fondation Kanal et rapportés par M. Duplat au prétexte, j’imagine, qu’ils seraient non crédibles. C’est plus que limite sur le plan de l’honnêteté intellectuelle. Je m’explique.

    Le titre de l’article de la Libre est lui-même interrogatif. Sur quelles bases ou à partir de quels autres éléments tranchez-vous vous-même? Quel argument ou quelle information vous permet-il/elle de de disqualifier ou de mettre en cause la validité de la procédure de recrutement (outre la brièveté du délai auquel il est fait allusion) et de conclure à une nouvelle forme de politisation? Avez-vous vérifié auprès de différentes sources la validité ou l’invalidité effective de la procédure, l’existence ou l’absence effective d’intervention politique (de Défi en l’occurrence à qui vous reprochez d’avoir « placé un des siens »)? Avez-vous la version de Didier Gosuin? Avez-vous des sources directes confirmant des pressions politiques ou infirmant la rigueur du déroulement du recrutement, les 300 candidature pour 7 fonctions et les 50 pour le poste de SG ? Si oui pouvez-vous en faire mention? Si non êtes-vous prêt à assumer le manque d’étaiement de votre propos?

    Par ailleurs vous faites référence à deux reprises à la nécessité qu’il y aurait (eu) de désigner un « expert » ou une « grande pointure » bruxelloise en matière d’art contemporain, ayant à la fois « compétences particulières » et « expérience en matière d’art » ce que JF Leconte ne possèderait pas, laissez-vous entendre dans la question que vous posez. Je me permets d’apporter deux éléments et/ou questions :
    – Avez-vous vérifié personnellement auprès de la Fondation Kanal ce qu’il en est? Avez-vous tout simplement pris contact avec Kanal? Ou vous basez-vous sur le seul article de la Libre et sur les propos de l’opposition MR et N-VA que vous appuyez?
    – « La fonction de secrétaire-général est d’être le bras droit (pour l’administratif, le personnel, le juridique) d’Yves Goldstein (…) », écrit par ailleurs Guy Duplat en fin d’article. Si tel est bien le cas, pouvez-vous m’expliquer en quoi le profil professionnel de JF Leconte ne conviendrait pas à la fonction? Ou en quoi un expert d’art contemporain, en cette qualité, conviendrait mieux à des tâches d’ordre administratif, juridique ou de personnel?

    Vous me direz que vous n’êtes pas journaliste, que vous exprimez des opinions (dont je partage généralement le propos). Mais, ce faisant, ici, vous noircissez, sans élément probant selon moi, un homme, un serviteur de la politique, un homme à l’engagement indéniable et à la déontologie personnelle très exigeante. Le savez-vous? Le connaissez-vous? Avez-vous entrepris de vous renseigner à son sujet? Vous mettez aussi en cause, de la sorte, une Fondation, le crédit du projet, un jury extérieur, un ministre, un (ou deux) partis. Ce n’est pas rien en regard de la légèreté de votre propos.
    A votre décharge, je vous dirais que les premiers commentaires que j’ai moi-même entendus concernant le sujet allaient tous dans le sens que vous dénoncez: la politisation. Par a priori. Par idée reçue. Soit une idée qui est déjà là avant même d’être envoyée, dit Bourdieu… J’aurais peut-être moi-même pu le penser ou avoir le même réflexe. Mais de là à l’écrire, sans vérification, il y a une marge : celle de la responsabilité sociale de celui qui diffuse des propos, des informations ou des idées dans l’espace public.
    Bien à vous,
    MS

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  4. Gennotte Roger

    il est vrai que nos dirigeants sont étonnamment médiocres, et il est surréaliste d’entendre notre ministre-président-bourgmestre annoncer sa candidature à toutes les prochaines élections ! Existe-t-il une possibilité de mettre entre temps le gouvernement bruxellois sous tutelle, et ne lui donner que les moyens d’assurer les taches indispensables ? Tutelle de qui: un panel de citoyens ? un triumvirat de bourgmestres ? des techniciens neutres politiquement ?

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  5. Pierre Motyl

    et c’est ainsi qu’un homme – ou une femme – un jour viendra et dira aux foules bruxelloises qu’il est temps de drainer le Swamp. Nous serons scandalisés par sa démagogie et son autoritarisme mais, en laissant proliférer la particratie parasitaire, nous l’aurons bien cherché !
    Y a-t-il une micro chance pour qu’un medium plus largement diffusé que ce blog (RTL, on n’est pas des pigeons, Métro …) reprenne ton article ?

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