Lors des dernières manifestations organisées sans demande d’autorisation, le rôle de la police était néanmoins d’en permettre le bon déroulement et d’assurer la protection des biens publics et privés. Les dérapages auxquels on a assisté ont fracturé la gauche et généré de vives tensions au sein du PS. Le député bruxellois Martin Casier (PS) a ouvertement critiqué la gestion policière sous l’autorité des bourgmestres socialistes Philippe Close (Bruxelles-Ville) et Willy Demeyer (Liège).
« Certes, il y a eu des violences (inacceptables ndlr)) du côté des manifestants. Mais nous avons aussi observé des violences policières manifestes. J’ai vu des images d’agents s’acharner sur des hommes à terre. C’est inacceptable. Il faut reconnaître publiquement ces faits. » Dans un article sévère, Bruzz s’en prend publiquement à Philippe Close, qui défend l’usage de « la nasse », pourtant interdite par la justice. Le Parti socialiste condamne ces interventions musclées.
Philippe Close souligne « le rôle des parents absents, qui ne savent pas où traînent leurs enfants. La police et la justice font leur travail, c’est la Communauté française qui faillit à sa mission en ne prévoyant pas suffisamment de places en IPPJ. » Comme à Anvers, le bourgmestre compte interdire à certaines personnes de participer aux festivités du Nouvel An, car elles ont causé des dégâts. Moustique livre également un article documenté sur la situation et évoque une boîte noire. Une carte blanche dans Le Soir pointe des interventions policières disproportionnées et demande des mesures pour mieux protéger le droit de manifester.
