Archives de catégorie : Urbanisme

En finir avec les embouteillages.

Après les tensions générées par le plan Good Move, l’agitation autour du coûteux Métro 3, le rétropédalage du PS pour les zones de basse émission (LEZ) et les embouteillages à n’en plus finir: la mobilité constitue un véritable problème à Bruxelles. 20% de trafic en moins feraient cependant disparaître les embouteillages. Un chercheur à l’Institut de Gestion de l’Environnement et d’Aménagement du territoire de l’ULB proposait déjà une solution il y a plus d’un an.

Pour lui, cela renvoie à la question du manque d’alternatives à la voiture, dont le RER avec ses 20 ans de retard. Paradoxalement, la plupart des navetteurs ne viennent pas de très loin: Grimbergen, Vilvorde, Rhode-Saint-Genèse… C’est parce que l’essentiel des lignes de la STIB s’arrêtent aux limites de la Région bruxelloise. Faudrait les prolonger et les intégrer dans les tarifs. Sans doute bien moins cher que le Métro 3, qui ne provoquera probablement que peu de transferts de la voiture vers le métro.

Les habitants venant du nord de la Région de Bruxelles-Capitale pourraient avoir avantage à prendre le train à Diegem, près du ring, pour rejoindre les nombreuses gares sur le tracé du Métro 3. Il suffirait d’un parking de dissuasion à Diegem, d’un renfort de l’offre ferroviaire et d’une bonne publicité, pour y attirer nombre de navetteurs. Son interview en dit plus ICI.

Piétonnier et deux roues.

Le piétonnier a 10 ans. Qui demande le retour des voitures sur le boulevard Anspach ? Le piétonnier s’avère fort fréquenté, de jour comme de nuit. Pas assez bien entretenu au niveau de la propreté et des plantations, avec une offre commerciale peu variée, il peine toujours à attirer les habitant.es du haut de la ville. Si sa population croît légèrement, l’exode d’une certaine classe moyenne se poursuit. En cause, les logements touristiques et les nuisances sonores liées à sa disneylandisation, au profit des touristes. L’article de la RTBF en dit plus.

Une cohabitation revue. Entre piétons et un certain nombre de cyclistes peu disciplinés cela ne s’arrange pas. La Ville compte interdire les vélos et le trottinettes sur la partie la plus fréquentée du piétonnier, renvoyant l’autre partie vers des itinéraires alternatifs pas  encore vraiment évidents. Le statu quo n’est toutefois plus une option pour la Ville. Le débat est ICI.

De l’ordre pour les trottinettes. La Région n’a pas vu venir l’arrivée d’un grand nombre de sociétés de trottinettes partagées. Le chaos fut total et les trottoirs encombrés de véhicules abandonnés. Aujourd’hui fini le Far West, seules deux sociétés ont été retenues et on est passé de 20 000 à 8 000 trottinettes disponibles, avec stationnement dédié, sous peine de poursuite de la facturation du parcours. Certains continuent à contester la transparence du choix opéré.

 

Un futur normal ?

Et si les vagues de chaleur devenaient normales dans le futur? Le retard pris dans les mesures contre le réchauffement climatique en est une explication majeure. En ville il fait déjà facilement 3 degrés de plus qu’en périphérie. Il va donc falloir s’organiser à Bruxelles pour pouvoir y résister. A titre individuel, mais aussi à titre collectif, donc politique.

Si les personnes âgées et les bébés constituent des personnes à risque à privilégier, il y a aussi les travailleurs du bâtiment et de la propreté et bien évidemment les personnes sans chez soi. Dans son éditorial, Fabrice Grosfilley détaille ce qui peut être fait dans l’immédiat chez soi et avec ses voisins. Une solidarité précieuse en ville.

Il évoque aussi des initiatives prise par des villes comme Paris, Lyon ou Athènes, qui publient des cartes de lieux frais: bibliothèques, églises, musées, fontaines… Et Bordeaux et ses brumisateurs. Même en affaires courantes, le gouvernement Vervoort ne pourrait-il pas s’en soucier ?  Jusqu’ici, rien qui permette de dire à chaque Bruxellois : « À moins de 500 mètres de chez vous, voilà un endroit où vous pourrez vous réfugier. »

Brumisateurs mis en route à Bordeaux. Photo Sudouest.

Quid de nos écoles ?

Une décroissance de 2% de la population bruxelloise est projetée par des statistiques récentes. L’une des raisons est la dénatalité. En 10 ans, un quart de bébés en moins. Il ne sera donc pas nécessaire de construire de nouvelles écoles et le personnel enseignant serait amené à diminuer. 459 personnes en moins dans le maternel et 1765 instituteurs amenés à disparaître dans le primaire. Un problème social pour ceux qui ne sont pas nommés.

Cette diminution du nombre d’élèves dans les différents établissements va libérer des espaces. Une opportunité pour réorganiser certains apprentissages dans les écoles, pour créer des ateliers, pour scinder certaines classes trop importantes à certains moments. Une opportunité aussi pour construire des écoles dans les quartiers en manque.

Nos bâtiments scolaires sont souvent vétustes et peux lumineux, héritiers d’une architecture proche de celle des casernes et du pénitentiaire. Parfois même du pavillonnaire provisoire. Les rénover s’impose, mais sans sacrifier de la terre arable, comme allait le subir le Donderberg. Repenser l’architecture scolaire comme l’on fait les pays scandinaves ? Ouvrir les écoles à d’autres destinations en dehors de leurs heures de fonctionnement ?

 

Marre des mégots.

Le gouvernement Arizona a l’intention d’interdire la cigarette sur les terrasses des cafés et des restaurants. Là où précisément se rendaient les fumeurs interdits, à juste titre, à l’intérieur des établissements. C’est pousser le bouchon un peu loin. Comme une provocation inutile des fumeurs. Et pas un mégit de moins en rue.

On en a marre des mégots partout, mais interdire de fumer sur les terrasses a- t-il un sens, alors qu’il est permis de fumer en rue ? Suffit donc au fumeur de se lever, de parcourir quelques mètres pour pouvoir fumer à l’aise … et jeter son mégot en rue, vu désormais l’absence de cendriers sur les terrasses.

À Tokyo, il est interdit de fumer en rue. Sous peine de lourdes amendes. De vastes fumoirs en inox sont répartis un peu partout dans la ville. Les fumeurs se retrouvent autour d’un bar cendrier. Fini les mégots sur les trottoirs et les besoins des fumeurs pris en compte. Si on veut être cohérent, ne faut-il pas l’être jusqu’au bout ?