Archives de catégorie : Justice

Bruxelles mal financée.

Philippe Close (PS) se met en scène régulièrement dans des capsules vidéos sur des sujets d’actualité. Un travail de vulgarisation bien réalisé et pas inutile, même s’il laisse à penser qu’on est déjà en campagne électorale. Il nous explique ICI, que Bruxelles est riche et verse chaque année beaucoup (trop) d’argent aux deux autres Régions.

C’est sur base de l’étude de la Banque nationale de Belgique – que nous vous avons déjà relayée – qu’il conclut : « Quand Bruxelles va bien, le pays va bien » …  et donc vice-versa. Il se garde bien de trop insister que c’est parce que les impôts sont payés au lieu de résidence et non au lieu de travail, que cette injustice perdure, suite à l’arrivée de 400.000 navetteurs quotidiens de Flandre et de Wallonie.

Si une certaine solidarité s’impose, il suffirait que la moitié des transferts aille au lieu de résidence et l’autre à lieu de travail, pour équilibrer la donne. Monsieur Close a-t-il déjà demandé à Paul Magnette (PS) et Conner Rousseau (Vooruit) – présidents de ses partis frères – s’ils sont prête à déposer un projet de loi en ce sens ?  La Flandre et la Wallonie n’ont-elles pas bien trop à perdre pour vouloir contribuer à une justice fiscale plus équilibrée.

 

 

 

Bruxelles est très riche.

Mais pourquoi Bruxelles ne profite pas de toute la richesse qu’elle produit ? Nous avons déjà répondu plusieurs fois à cette question, mais cette fois, c’est la Banque nationale de Belgique qui se prononce dans une étude évoquée par BX1 et L’Echo.

Selon les chiffres étudiés – basés sur la période 2010-2021 – Bruxelles génère une valeur ajoutée importante et se distingue par un excédent commercial massif de 28,6 milliards d’euros en moyenne par an, soit le plus élevé des trois Régions.

Cette richesse produite localement ne reste cependant pas sur notre territoire, qui verse une part substantielle de ses revenus aux autres Régions, dont 20 milliards d’euros par an en revenus du travail vers les navetteurs flamands et wallons. Si on devait supprimer ces mécanismes de solidarité,  Bruxelles passerait d’un déficit public à un large excédent …

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Peur de manifester ?

Manifester ses opinions ou revendications pacifiquement dans l’espace public est un droit garanti par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Il se fait que dans de nombreuses manifestations, des groupes de casseurs – souvent cagoulés – s’immiscent dans le cortège et procèdent à des dégradations, des bris de vitrines et des violences, qui nécessitent l’intervention de la police pour tenter de maintenir l’ordre.

Un peu comme les hooligans dans le foot, ils nuisent à l’image des citoyens qui sont dans la rue pour le maintien pacifique de leurs droits. Pour les hooligans on a parfois trouvé des solutions, pas pour les casseurs professionnels. Bien qu’ils dénaturent l’objet des manifestations qu’ils infiltrent, l’enfermement préventif des causeurs de trouble, à la veille des manifestations, a vu sa légalité contestée, en Belgique comme en France.

Si les interventions agressives et disproportionnées de certains policiers vis-à-vis de manifestantes et manifestants pacifique est inadmissible, leur passivité devant les débordements ne serait pas davantage acceptable. Ce qui doit nous inquiéter aujourd’hui, c’est qu’il y a des gens qui ne vont plus oser participer à des manifestations. Les violences des casseurs et de certains policiers comme arme d’intimidation ? Cet article de Bruzz traduit pour vous ICI en dit plus.

extrait vidéo RTBF

Screenshot

Le futur des trottinettes.

La trottinette, facile pour se déplacer en ville et facile à ranger. Elle soulève pourtant toujours des questions: l’encombrement des trottoirs et des coins de rue, une utilisation excessive, une présence qui distrait et inquiète, une fréquence des décès parmi les utilisateurs qui augmente. Brussels Times estime qu’il est temps de réfléchir sur la manière dont nous traitons cette question, dont nous réglementons l’usage et éduquons les utilisateurs.

Des mesures ont été prises pour les autres modes de transport, non seulement dans l’intérêt des citoyens qui ne les utilisent pas, mais aussi dans l’intérêt des utilisateurs eux-mêmes. Ceintures de sécurité dans les voitures, casques pour les cyclistes, gilets de sauvetage sur les bateaux. Voire même des formations et des tests pour obtenir un permis. A quand pour les trottinettes ? alors que le nombre d’accidents enregistrés est passé à 470 au cours des trois premiers mois de 2025 contre 291 en 2024.

À Bruxelles, la vitesse maximale des trottinettes électriques partagées est déjà limitée automatiquement à 20 km/h dans toute la Région, et même à 8 km/h dans certaines zones spécifiques. Les trottinettes privées y échappent, parfois flashées à 106 km/h. Parmi les propositions on trouve: la réduction de la vitesse de 25 à 20 km/h pour tous, l’interdiction à la vente de véhicules dépassant les 20 km/h, le port d’un casque, une immatriculation, un examen et un test de conduite. C’est à ce prix que la trottinette pourrait trouver sa place dans le trafic.

 

Financer l’armement ?

La plupart des banques ont récemment revu leur politique d’investissement pour les portefeuilles qu’elles gèrent au nom de leurs clients. De nombreux clients estiment qu’elles devraient investir davantage dans la défense du pays. D’autres rappellent qu’il existe aussi des clients qui préfèrent éviter ce secteur, même s’il s’avère rentable.

Les banques disent tracer une ligne nette entre les armes conventionnelles et celles dites controversées. Elles s’abstiennent de financer des armes proscrites par des traités internationaux: armes à sous-munitions, mines antipersonnel, ainsi que les armes biologiques et chimiques. Pour Belfius, à la différence de KBC ou de Delen Private Bank, investir dans une entreprise produisant des armes nucléaires est parfois considéré comme acceptable. L’Echo en dit plus et publie une liste noire ICI.

L’excellente performance boursière des entreprises actives dans ce secteur – autrefois ostracisé- est évidemment un argument de poids. Vu la relative discrétion qui pèse sur l’information, si vous disposez d’un portefeuille, il peut être judicieux de prendre contact avec votre banque pour lui préciser les types de placements que vous acceptez et ceux auxquels vous refusez de contribuer.