Archives de catégorie : Energie

Gérer nos énergies.

Une batterie domestique vous permet de stocker de l’énergie électrique. Quel est l’intérêt ? Si vous avez des panneaux solaires, elle peut stocker l’excédent de production des panneaux et la restituer quand ils ne produisent pas assez d’énergie. Même sans panneaux, la batterie permet de stocker de l’énergie fournie par le réseau électrique au moment où elle est la moins chère, si vous avez un compteur bihoraire.

La plupart des ménages qui disposent d’une installation solaire ne consomment que 30 à 40 % de l’électricité qu’ils produisent. Avec une batterie, l’autoconsommation peut atteindre 70% à 80%. Le fournisseur d’énergie Mega a fait le point sur les avantages de la batterie domestique, son coût, et surtout, sa rentabilité. Comme il ne vend pas de batteries, sans doute pouvons-nous faire confiance à son impartialité.

Commencer par choisir son type de batterie : les Lithium‑ion et Lithium‑fer‑phosphate (LFP)  sont les plus répandues, les Plomb (AGM / Gel) usent d’une technologie plus ancienne et sont moins chères, les Sodium‑ion, encore peu répandues mais prometteuses. Est-ce rentable d’installer une batterie domestique ?  Selon Mega, oui si vous possédez des panneaux photovoltaïques et que vous ne bénéficiez pas du compteur qui tourne à l’envers. Ils en disent bien plus ICI.

Notre chère énergie.

La sortie du pétrole et du gaz est souvent présentée comme un impératif climatique. Mais les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, qui paralysent le détroit d’Ormuz, nous rappellent que c’est aussi un enjeu sécuritaire de premier ordre. Notre dépendance à ces énergies, qui sont originaires de pays lointains, est totale et constitue une arme qui peut être utilisée comme moyen de chantage. The Conversation consacre un article assez complet à cette situation.

Mais alors, qu’elle énergie nous reste-t-il ? L’électricité bien sûr. Mais suffira-t-elle ? Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques ne suffiront pas, le nucléaire non plus, ce sont donc des centrales au gaz et des importations d’électricité européenne qui font l’appoint. Jusqu’à quand et à quel prix ? C’est pour dissuader l’usage des énergies fossiles que les gouvernements européens vont les taxer davantage et utiliser ces contributions pour rendre l’électricité moins chère et plus compétitive.

Dans l’immédiat, Écolo propose une solution temporaire au fédéral… qui ne peut se permettre de faire des cadeaux. A plus long terme, là où elle est utilisable, la pompe à chaleur devrait très bientôt devenir avantageuse financièrement. Selon l’économiste de l’énergie Sam Hamels (UGent),  nous sommes à un point de bascule. 2026 pourrait être la bonne année pour passer d’une chaudière au gaz à une pompe à chaleur. Il en dit beaucoup plus ICI. Mais quelles sont les alternatives si une pompe à chaleur ne peut être installée ?

De l’air de qualité ?

Nous en dépendons toutes et tous. Depuis 2018, la qualité de l’air de la ville s’est améliorée. Elle a baissé de près de 40% depuis que les véhicules les plus polluants ne peuvent plus y entrer. Aujourd’hui, les mesures réalisées par le BRAL sur 24 sites, montrent que la qualité de l’air ne s’améliore plus. La concentration de dioxyde d’azote (NO₂) a même légèrement augmenté. IQAir est même plus alarmiste. Sans mesures supplémentaires, les progrès risquent de s’arrêter, avec des conséquences pour la santé des habitants et travailleurs de la cité.

Le report politique de la phase LEZ programmée pour 2025 a été synonyme d’une année perdue pour l’amélioration de la qualité de l’air. L’efficacité de la LEZ dépend d’un calendrier clair. Il doit donner aux citoyens la visibilité nécessaire pour adapter leur comportement. Ce flou politique ne laisse plus de place à l’adaptation, mais seulement à la confusion. Et toujours aucun support en vue pour les citoyens les plus démunis.

Les chiffres de l’administration Bruxelles Environnement sont sans appel: depuis l’annonce du report de la LEZ 2025, le nombre de véhicules les plus polluants (Diesel Euro 5 et Essence Euro 2) circulant dans nos rues ne diminues plus. L’amélioration de la qualité de l’air, un combat de santé publique qui exige une persévérance et une volonté politique sans faille, sans démagogie et sans clientélisme.

 

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2033: tous les logements isolés ?

À Bruxelles, l’année 2033 sera une date-clé importante pour l’isolation et l’efficacité énergétique des bâtiments. Fini des passoires énergétiques. Cela devrait être au profit des émissions de CO₂ qui réchauffent la planète, mais aussi au profit du portefeuille des Bruxellois, qui consommeront moins d’énergie. Une date importante également pour les copropriétés, dont les processus de décision sont plus longs.

Cela peut sembler encore lointain, mais ceux qui attendront 2032 pour songer à isoler, auront de la peine à trouver un entrepreneur et les prix risquent de s’envoler. Les primes Rénolution c’est fini. Il faudra encore attendre la publication des ordonnances régionales, pour savoir comment obtenir les prêts à taux zéro qui les remplaceront. Un résumé pratique ICI.

En 2033, le certificat PEB de votre logement devra être au minimum de classe énergétique E. Les classes F et G seront progressivement interdits à l’usage ou soumis à des sanctions. La RTBF y consacre une petite vidéo de 5 minutes. Tout cela suppose aussi un alignement des critères entre Régions, une formation unifiée des certificateurs PEB et une assistance pour les personnes précarisées.

>>> la deuxième partie de l’émission sur l’Agisme de la RTBF se trouve ICI, à la 40ème minute

Limiter l’usage de l’énergie.

Pour limiter sa consommation d’énergie, une première mesure pourrait consister à mieux isoler son logement. A commencer par la toiture. Mais à Bruxelles il n’y a actuellement plus de primes pour ce type de travaux et nul ne sait ce que nous réserve le nouveau gouvernement. Donc tout le monde attend. Les entrepreneurs aussi.

Depuis juin 2025, il n’est plus permis d’installer ou de remplacer une chaudière au mazout. Les chaudières à condensation au gaz restent performantes et autorisées, mais sur base de futures injonctions de l’UE, il entre dans les intentions du fédéral de poursuivre progressivement l’augmentation des taxes et accises sur le gaz importé et polluant, afin de pouvoir les diminuer sur l’électricité, qui peut devenir verte et produite localement.

A Bruxelles, seuls 21,4% des habitants sont propriétaires de leur logement. L’isoler et l’équiper de pompes à chaleur serait un lourd investissement qui incombera donc au propriétaire. Cela se répercutera inévitablement sur le montant du loyer. Il serait  sans doute logique que cette hausse se limite à l’économie dont le locataire bénéficiera sur sa facture d’énergie, grâce aux travaux entrepris par le propriétaire.