Archives de catégorie : Culture

Night clubs bruxellois.

Selon Pascal Smet (Vooruit), la nouvelle réglementation concernant les nuisances sonores des night clubs entrera en vigueur ce mois-ci. Les personnes qui viendront loger à proximité d’une discothèque ou d’une salle de spectacle déjà existante, ne pourront se plaindre et devront désormais assurer l’isolation acoustique à leurs frais. Logique.

Par contre, pour de nouvelles installations festives en milieu résidentiel, il incombera aux candidats de procéder à une isolation acoustique performante à leurs frais pour ne pas nuire aux riverains. Logique aussi.

Reste la question des établissements existants qui modifient leurs installations sonores, leur type de musique, leurs heures de fermeture et la clientèle visée. À partir du principe “pollueur payeur”, il leur incomberait – en toute logique – de financer les travaux nécessaires, pour ne pas dépasser les dB et vibrations antérieures. Un exemple très évident ICI avec l’AB.

De Standaard en français.

Installé au centre de Bruxelles, face la Gare Centrale, le quotidien De Standaard traduit un certain nombre de ses articles en français depuis quelques semaines déjà. Jusqu’ici, ils sont accessibles tous les jours et sans frais. La rédaction estime « qu’il est important, d’un point de vue journalistique et démocratique, d’être accessible à tous les Belges ». Elle se présente plus largement ICI.

Les articles sont bien choisis, souvent très bien traduits et avec une mise en page agréable. C’est un peu Le Soir des Flamands. Sur un certain nombre de matières, les centres d’intérêt et les points de vue ne sont pas les mêmes de deux côtés de la frontière linguistique. Les Bruxellois curieux de ces différences peuvent s’abonner gratuitement à leur newsletter quotidienne.

Par rapport à Daardaar, c’est une première aussi systématique dans la presse du pays. La question qui se pose à présent: à quand la réciprocité ? Le Soir ou un autre quotidien va-t-il adopter la même attitude ? Les Flamands sont aussi largement ignorants, mais parfois aussi curieux que les francophones, de ce qui se passe de l’autre côté de la frontière linguistique du pays.

 

La société civile en action.

Des centaines de Bruxelloises et de Bruxellois se sont rassemblés à la Bourse vendredi pour exiger des partis la mise en place d’un gouvernement. Des parlementaires convaincus faisaient partie de la foule. Même si on en aurait voulu des milliers, ce fut une manifestation réussie et réjouissante de la société civile.

Respect Brussels et We are Brussels ont aussi réussi à convaincre tous les partis (sauf Vlaams Belang non invité) de se retrouver autour de la table dimanche matin. Cela n’était plus arrivé depuis les élections de juin 2024. Personne n’a osé refuser l’invitation et le climat s’est avéré constructif, même si tous les tabous n’ont pas encore été entièrement levés,

C’est à un duo de démineurs que va être confiée la tâche d’aller plus loin. L’assemblée ne s’est pas encore entendue pour désigner ce duo, qui devra être composé d’une personne francophone et d’une néerlandophone. Deux noms circulent, mais rien de définitif : Yvan Verougstraete et Elke Van den Brandt, qui ont déjà été à la manœuvre. La société civile peut se réjouir de son exploit, même si le plus dur reste à faire.

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Plus qu’un musée.

Toujours en chantier, l’ancien garage Citroën poursuit sa mue en musée d’art moderne et contemporain. En bordure du canal, il compte cependant bien dépasser le simple musée, pour créer “une ville ouverte sur la ville”. Un projet enthousiasmant qui placera Bruxelles sur la carte de l’art contemporain et qu’Yves Goldstein défend farouchement. Même TV5 Monde en parle.

Kanal vient de rendre public son programme d’ouverture de fin novembre. Pas moins de 10 expositions et installations longuement préparées par sa directrice artistique avec la (coûteuse) collaboration du Centre Pompidou, qui prêtera des œuvres à Kanal, qui n’a pas de collection et n’a pu convaincre le Musée des Beaux-Arts fédéral de lui prêter sa collection d’art moderne, largement en réserve.

Mais voilà, il manque la bagatelle de 50 millions pour finir les travaux et 29 millions pour les frais de fonctionnement annuels. La RTBF fait part  d’inquiètudes et L’Echo livre une analyse de la situation. Un peu comme pour le Métro 3, la Région sous financée pouvait elle se lancer dans une telle aventure ?

>>>  serez-vous à la Bourse ce soir ?

Des démocraties victorieuses.

Un peu partout dans le monde, des partis de droite extrême et des autocrates autoritaires accèdent au pouvoir et minent la démocratie et l’État de droit. Au Nord du pays, il est réjouissant d’y avoir pu constater des reculs sensibles. En Flandre, la N.VA a réussi à priver le Vlaams Belang de sa victoire annoncée. Aux Pays-Bas, le parti centriste D66 a infligé un revers sévère à Geert Wilders, du parti d’extrême-droite PVV (Parti de la Liberté).

La campagne du parti D66 s’est caractérisée par un optimisme constant, symbolisé par son slogan « Het kan wel ! » (« On peut y arriver ! »). Son président Rob Jetten a répété: Non, l’extrême droite n’est pas invincible ! Oui, il est possible de stopper son offensive. Nous, les démocrates, nous voulons marquer un point. Un point contre le langage de l’exclusion et de la division. Un point contre les forces négatives et les vrais fauteurs de troubles.

Et il a poursuivi: Les Néerlandais sont des gens qui se respectent les uns les autres. Qui sont attachés à la liberté de pouvoir être qui vous êtes. Les Pays-Bas sont un pays où règne l’humanisme et le souci d’autrui. Un pays de forces positives. Voilà qui sont les vrais Néerlandais. Le magazine Wilfried, à qui nous devons ces informations encourageantes mais peu médiatisées, en dit plus ICI.