Archives de l’auteur : Yvan Vandenbergh

À propos Yvan Vandenbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

Debout pour Bruxelles.

Ce vendredi, les Bruxelloises et les Bruxellois se retrouveront à la Bourse à 19h pour manifester pacifiquement contre l’immobilisme et l’irresponsabilité de la classe politique. Ils exigeront la constitution rapide d’un gouvernement de plein exercice.

Si des solutions sont évoquées ICI, l’association momentanée Respect Brussels a demandé aux représentants de tous les partis de se retrouver avec elle autour de la table ce dimanche à 10h. La plupart ont déjà répondu oui, mais le décompte final sera communiqué vendredi à la Bourse.

Y serez-vous avec votre famille et vos amis  vendredi soir ? Il est capital que nous soyons nombreux pour faire pression sur les partis qu’il faut mettre face à leurs responsabilités et quitter la politique des vetos. À demain ?

Cinq chantiers pour Bruxelles.

Face à l’imbroglio actuel, le professeur Eric Corijn publie une carte blanche une dans laquelle il suggère cinq chantiers pour un accord gouvernemental à Bruxelles. En voici un résumé, mais vous en saurez plus ICI .

Un plan socio-économique pour réparer le déséquilibre dans le système économique bruxellois, qui manque d’activités productives, de manufactures, d’artisanat.
Un aménagement du territoire qui ne peut être revu sans rationaliser et coordonner les cinq grandes administrations qui l’ont en charge.
Une rationalisation de l’institutionnel, qui peut commencer par une concertation systématique entre la COCOF et la VGC, là où les projets sont transversaux
Les chiffres. Faute d’argent, il faut une négociation de fond avec la société civile et l’associatif sur la manière de mieux répondre aux besoins sociétaux et sociaux immenses de la ville.
La particratie. Il faut demander aux familles idéologiques de surmonter leurs divisions linguistiques et de proposer des lignes claires, faute de quoi  la société civile devra se mobiliser.

Guerre au sucre ?

Les Bruxelloises et les Bruxellois consomment trop de sucre et leur santé en pâtit. Pas évident de réduire le sucre caché dans notre alimentation et notamment dans les boissons industrielles. La prohibition s’avèrerait impopulaire et donc inefficace. Se souvenir de l’expérience réussie de réduction progressive du sel dans le pain, entamée par la Belgique au début de ce siècle ?

Fondée sur des accords volontaires avec les boulangers pour réduire chaque année légèrement la teneur en sel dans leur pain, la stratégie s’est avérée efficace et indolore. Vu le caractère progressif de l’opération, les consommateurs ne se sont pas aperçus du changement et la consommation de pain n’a pas diminué. La stratégie est synthétisée ICI avec ChatGPT.

La même stratégie ne pourrait-elle être appliquée aux sodas ? En réduire progressivement la teneur en sucre serait un gain considérable en matière de santé, en particulier pour les jeunes qui en consomment régulièrement. Une concertation avec les géants des sodas et des normes ne devraient pas être hors de portée pour le gouvernement fédéral, malgré la présence des puissant lobbies du sucre. C’est une question de santé publique.

5
1

Quatre bonnes nouvelles.

Chacun chez soi. Deux anciens ministres rappellent que chaque groupe linguistique compose sa propre majorité à réunir pour former un gouvernement. Ce sont les vétos intrusifs, émis sans légalité, qui bloquent la situation. Il faut en revenir à la règle.

Primes dues. Faute de gouvernement il n’y a pas de budget suffisant pour verser toutes les primes promises pour l’isolation. Des travaux à l’arrêt. Des Bruxellois réagissent. Ils lancent une pétition et vont aller en justice.

Amsterdam donne l’exemple. Le 1er mai, il n’y sera plus permis de faire de la pub dans l’espace public ni pour la viande ni pour les énergies fossiles (voitures diesel et vols aériens). Logique. A quand à Bruxelles ?

Clientélisme. Pour plaire aux automobilistes, le MR veut tellement réduire les amendes pour non respect de la zone de basses émissions qu’elles en deviendraient non dissuasives. Le Conseil d’Etat va se pencher sur ce projet qui attenterait à la qualité de l’air.

Électricité: 64% de frais et taxes.

Seuls 36% de votre facture sert à payer l’électricité consommée, tout le reste ce sont des frais de distribution, des accises et des taxes ! Vous en trouverez tout le détail ICI, mais bien plus encore dans l’émission Les Clés. Ce n’est pas comme cela qu’on va convaincre les Bruxellois de se déplacer et de se chauffer avec une énergie électrique performante (1).

Il y a donc de la marge pour réduire le prix de l’électricité, si on veut la privilégier comme source d’énergie performante et productible localement sans polluer la planète. Cela dépend largement du Fédéral. S’il ne peut se permettre de perdre cette rentrée, il pourrait mettre sur le gaz la TVA et les accises qu’il supprimerait sur l’électricité.

L’augmentation progressive de la taxation du gaz – dont on veut réduire l’usage vu la dépendance et la pollution qu’il entraîne – pourrait donc servir à baisser le prix de l’électricité, sans déséquilibrer le budget de l’État. Un signal clair et rapide doit être donné aux Bruxellois, dont certains en passe de devoir choisir une nouvelle source d’énergie et le matériel nécessaire pour l’utiliser à bon escient. On en reparlera.

(1) Avec une pompe à chaleur, chaque kWh consommé produit en moyenne 3 à 5 kW (kWh) de chaleur. Avec une chaudière à énergie fossile, le rendement n’est que de 1.