Archives de l’auteur : Yvan Vandenbergh

À propos Yvan Vandenbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

Des voitures en moins.

L’usage de la voiture individuelle régresse à Bruxelles. Oui. Moins d’un trajet sur trois se fait en voiture, alors qu’il y a 15 ans, près d’une personne sur deux se déplaçait en voiture individuelle. Si cette régression devait se poursuivre, les premiers à en profiter seraient ceux qui ont absolument besoins d’une voiture et qui circuleraient de manière plus fluide.

Avec la limitation des places de parkings et leur prix, avec la limitation de la vitesse, avec le plan Good Move, les LEZ et les prix en hausse des voitures, on assiste à une diminution de l’usage de la voiture. Selon Espaces Mobilités, une voiture coûte entre 500 et 600 euros par mois et donc près de 7000 euros par an. En dessous de 10 000 km par an, l’autopartage serait plus écologique et économique que la possession d’une voiture.

L’usage des transports en commun, des vélos, des trottinettes et de la marche ont fortement progressé. Les chiffres sont ICI. Cela a profité à des réaménagements plus conviviaux de l’espace public et à la qualité de l’air, au profit de tous. Malgré des poches de résistance tenaces, la classe politique est invitée à persévérer et à faire preuve de pédagogie plutôt que de clientélisme.

>>> rappel: la semaine du multilinguisme commence lundi

 

 

 

De Standaard en français.

Installé au centre de Bruxelles, face la Gare Centrale, le quotidien De Standaard traduit un certain nombre de ses articles en français depuis quelques semaines déjà. Jusqu’ici, ils sont accessibles tous les jours et sans frais. La rédaction estime « qu’il est important, d’un point de vue journalistique et démocratique, d’être accessible à tous les Belges ». Elle se présente plus largement ICI.

Les articles sont bien choisis, souvent très bien traduits et avec une mise en page agréable. C’est un peu Le Soir des Flamands. Sur un certain nombre de matières, les centres d’intérêt et les points de vue ne sont pas les mêmes de deux côtés de la frontière linguistique. Les Bruxellois curieux de ces différences peuvent s’abonner gratuitement à leur newsletter quotidienne.

Par rapport à Daardaar, c’est une première aussi systématique dans la presse du pays. La question qui se pose à présent: à quand la réciprocité ? Le Soir ou un autre quotidien va-t-il adopter la même attitude ? Les Flamands sont aussi largement ignorants, mais parfois aussi curieux que les francophones, de ce qui se passe de l’autre côté de la frontière linguistique du pays.

 

Vivaqua en question.

L’eau qui coule de votre robinet est produite et acheminée par l’intercommunale bruxelloise Vivaqua, qui en a le monopole. Elle a aussi la charge de son énorme réseau d’égouts et de l’épuration des eaux usées. Vivaqua se dit contrainte d’augmenter le prix de l’eau à cause d’un très grand nombre de factures impayées …. Une bien mauvaise raison, alors qu’il y en a d’autres plus légitimes.

L’enquête menée par la RTBF démontre que ce manque à gagner est largement lié à des retards de facturation de plusieurs années. De plus, Vivaqua traîne une dette déjà ancienne d’un milliard d’euros, ce qui l’empêche de procéder à la rénovation des 1.900 km de réseau d’égouts. Une bombe à retardement, avec les affaissements de chaussée qui en résultent. Avec l’eau la moins chère du pays, Vivaqua à de la marge pour revenir à l’équilibre.

Il y a plus d’un an que nous dénonçons une mauvaise gestion et un manque de transparence. Longtemps dans les mains d’Yvan Mayeur (PS), c’est aujourd’hui David Weytsman (MR) qui préside Vivaqua. Sera-t-il capable de remettre de l’ordre dans cette intercommunale essentielle pour les citoyens de la Région ? En attendant, Vivaqua persévère dans les erreurs de facturation …

 

La société civile en action.

Des centaines de Bruxelloises et de Bruxellois se sont rassemblés à la Bourse vendredi pour exiger des partis la mise en place d’un gouvernement. Des parlementaires convaincus faisaient partie de la foule. Même si on en aurait voulu des milliers, ce fut une manifestation réussie et réjouissante de la société civile.

Respect Brussels et We are Brussels ont aussi réussi à convaincre tous les partis (sauf Vlaams Belang non invité) de se retrouver autour de la table dimanche matin. Cela n’était plus arrivé depuis les élections de juin 2024. Personne n’a osé refuser l’invitation et le climat s’est avéré constructif, même si tous les tabous n’ont pas encore été entièrement levés,

C’est à un duo de démineurs que va être confiée la tâche d’aller plus loin. L’assemblée ne s’est pas encore entendue pour désigner ce duo, qui devra être composé d’une personne francophone et d’une néerlandophone. Deux noms circulent, mais rien de définitif : Yvan Verougstraete et Elke Van den Brandt, qui ont déjà été à la manœuvre. La société civile peut se réjouir de son exploit, même si le plus dur reste à faire.

Screenshot

Plus qu’un musée.

Toujours en chantier, l’ancien garage Citroën poursuit sa mue en musée d’art moderne et contemporain. En bordure du canal, il compte cependant bien dépasser le simple musée, pour créer “une ville ouverte sur la ville”. Un projet enthousiasmant qui placera Bruxelles sur la carte de l’art contemporain et qu’Yves Goldstein défend farouchement. Même TV5 Monde en parle.

Kanal vient de rendre public son programme d’ouverture de fin novembre. Pas moins de 10 expositions et installations longuement préparées par sa directrice artistique avec la (coûteuse) collaboration du Centre Pompidou, qui prêtera des œuvres à Kanal, qui n’a pas de collection et n’a pu convaincre le Musée des Beaux-Arts fédéral de lui prêter sa collection d’art moderne, largement en réserve.

Mais voilà, il manque la bagatelle de 50 millions pour finir les travaux et 29 millions pour les frais de fonctionnement annuels. La RTBF fait part  d’inquiètudes et L’Echo livre une analyse de la situation. Un peu comme pour le Métro 3, la Région sous financée pouvait elle se lancer dans une telle aventure ?

>>>  serez-vous à la Bourse ce soir ?