Archives de l’auteur : Yvan Vanderbergh

A propos Yvan Vanderbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

Livré à domicile

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Pour un matelas on comprend. Pour une paire de lunettes de lecture, une foreuse, le dernier Goncourt et une boîte de thé japonais, commandés à quatre fournisseurs différents – qui se sont chacun engagés à vous livrer après-demain – cela va faire quatre camionnettes devant votre porte et peut-être aussi un livreur de pizzas … Amazon, UberEats et autres plates-formes, profitent de l’absence de régulation de la logistique urbaine pour encourager des pratiques de consommation qui menacent le cœur des villes.

A New York, avec plus de 1,5 million de colis distribués chaque jour, Manhattan est devenu une immense zone de livraison, où les arrêts anarchiques des multiples livreurs embouteillent l’ensemble du trafic (voir photo). Cela ne tardera pas à se passer chez nous, si rien ne s’y oppose. Les reproches aux services de livraison concernent à la fois la précarisation des emplois, la fiscalité, la congestion et la pollution de la ville. La Mairie de Paris veut maîtriser et taxer ces livraisons. Sur base du principe pollueur-payeur, elle veut percevoir une écoredevance pour toute livraison à domicile.

Une excellent étude sur le transport de marchandises à Bruxelles évoque (en p. 61) des pistes de solutions. Parmi elles, le regroupement des colis et marchandise aux portes de la ville. Elles sont ensuite triées et regroupées par destination, avant d’être livrées en camionnette chez les commerçants ou consommateurs locaux. CityDepot en est l’exemple le plus accompli. Une régulation est donc possible, si le politique  ose l’imposer. Par ailleurs … il nous reste quand même l’option d’un peu de marche à pied pour voir, toucher sentir et choisir dans les commerces, les articles dont nous avons vraiment besoin. Des contacts humains et des emplois, alors que les plateformes de livraison détruisent plus d’emplois qu’elles n’en créent.

Manhattan – Illustration de l’article cité du New York Times

Des voeux pour un projet Néo

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Sur le plateau du Heysel, Néo continue de rêver à la réalisation de son plan d’urbanisation.
Un projet indispensable pour héberger un nombre croissant de Bruxellois, évoluant à l’intérieur d’un territoire limité à 19 communes. Conçu il y a 10 ans déjà, Néo est toujours un projet du XXe siècle. Avec, en son centre, un immense temple de la consommation redoutable pour le commerce de centre ville, un grand centre de congrès permanent, dont l’occupation sera occasionnelle, une bretelle d’autoroute d’accès, des parkings supplémentaires et la fin de l’espace aquatique « nageable » prévu pour remplacer le très populaire plan d’eau Océade, chassé du site.

« En octobre, face à l’imbroglio des obstacles qui se sont accumulés, la Ville de Bruxelles faisait montre de sa volonté de remettre à plat le dossier: Néo 1 et son centre commercial (72 000 m²) assorti de 750 logements, d’un côté, Néo 2 et son centre de congrès assorti d’un hôtel de haut standing, de l’autre. Un mois plus tard, en plein salon de l’immobilier au Mapic de Cannes, Ville et Région reviennent à la charge pour faire savoir que les permis pour Néo1 seront prochainement délivrés ». IEB, fédération de comités d’habitants, donne plus de précisions dans sa newsletter.

Une action est en cours au Conseil d’Etat à l’initiative d’ONG de la société civile bruxelloise. Après audition des plaignants, le Conseil devrait très bientôt décider de suivre (ou non) l’avis positif de son Auditeur. Ce serait l’occasion pour la Ville repenser les programmes de Néo 1 et 2, pour en faire un projet d’intérêt général, plus en phase avec les besoins sociaux et économiques de la Région et de ses habitants, plus respectueux aussi de l’environnement.

Ce sont nos vœux constructifs pour un nouveau Néo 2020

vision d’artiste pour l’actuel projet Néo

Une année verte et solidaire

Vous vous souvenez ? c’était déjà nos voeux pour 2019.
Nous ajoutions: y a-t-il une alternative ?

Après l’appel massif des jeunes soucieux de leur futur et une marée verte.
Après une COP 25 désespérante, mais un Green Deal  européen prometteur.
Que souhaiter d’autre qu’une année 2020 enfin plus verte ? et surtout plus vite …

Avec toujours davantage de personnes qui dorment dans la rue. Avec des réfugiés au parc Maximilien et un appel pressant pour plus de justice sociale et moins de pauvreté.
Que souhaiter d’autre pour 2020 qu’une plus grande solidarité ? … et aussi plus rapidement !

2020, à la croisée des chemins pour Bruxelles et l’humanité
avec des élus à pousser au courage politique et à l’action… et puis une petite surprise ICI

Une belle fin d’année

Bruxelles est belle !
même si ce sera plutôt sous la pluie que sous la neige …  mais avec de belles éclaircies.
Je vous laisse à vos familles, à vos amies et à vos amis, pour bien finir l’année.

On se retrouve le mardi 2 janvier 2020, l’année de tous les espoirs.

Allonzy donc gaiement pour l’espoir.
« Certains de mes petits amis disent que le père Noël n’existe pas. »
Virginia
, tes petits amis ont tort. Ils sont les victimes d’une époque sceptique où personne ne croit plus en rien. Ils ont perdu la capacité de croire sans voir. Oui, le Père Noël existe. Il existe aussi surement que l’amour, aussi sûrement que la générosité et le dévouement … (Francis P. Church, 21 septembre 1897).

belle photo au Mont des Arts, photographe inconnu

merci Aziz Albishari pour cette photo prise à la Bourse

Happy Monday: voilà le vélo à hydrogène

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L’Echo nous révèle ICI, que ce vélo à hydrogène embarque deux fois plus d’énergie qu’un vélo électrique et qu’il se recharge en 1 minute …. à condition d’avoir une station à proximité. A Bruxelles, ni le privé, ni le public n’investissent dans des stations à hydrogène, à la notable exception de Colruyt, qui roule beaucoup à l’hydrogène, en ne rejetant que de l’eau. Le fabricant  ne vise donc – pour le moment – que le marché des vélos partagés en free floating – comme les Jump rouges d’Uber. Il compte déployer 25 000 vélos à hydrogène en libre-service d’ici 2024. Avec un design revu par Cow Boy ? On peut rêver.

C’est une PME basée à Biarritz – Pragma Industries – qui est l’inventeur et le fabricant unique de ce vélo à hydrogène. Il ne s’agit plus d’un prototype, puisque c’était l’attraction du dernier sommet du G7, fin août, à Biarritz. Alors que les voitures étaient interdites, le temps d’un week-end, des vélos à hydrogène de couleur blanche fourmillaient un peu partout dans la ville. Le maire chilien de Santiago a été séduit et veut en commander 1.000.

Si cet enthousiasme se concrétise, Pragma Industries, fournira à Santiago des stations de production d’hydrogène, en plus des vélos. Pour recharger 200 vélos, il faut une station (de la taille d’une place de parking) et 200 m2 de panneaux solaires, à installer quelque part, si on veut les alimenter en électricité verte. Une 2ème génération de vélos est déjà à l’étude, et là, plus besoin de station de recharge, ils travaillent sur une solution innovante de recharges en sachets.
Happy Monday !