Qui des deux changera l’autre ? C’est la question que pose Bart Haeck dans De Tijd, traduit ICI par DaarDaar. C’est particulièrement sous l’angle du budget et de son déficit, qu’il centre son analyse. La N-VA a toujours dénoncé nos dérapages budgétaires, symptômes d’un pays incapable de mener sa barque. Aujourd’hui avec lui, les chiffres ne sont guère plus rassurants, même s’il est trop tôt pour se prononcer sur l’action d’une équipe en place depuis peu de mois.
Un séparatiste flamand est-il apte à devenir Premier ministre de la Belgique ? C’est dans Brussels Times que Philippe Van Parijs va plus loin, en posant cette question, qu’un certain nombre de Bruxelloises et de Bruxellois se posent également, comme d’ailleurs certains partis bruxellois qui ne veulent pas de la N-VA. « Du séparatiste xénophobe, De Wever s’est cependant métamorphosé en un antiraciste, qui est arrivé à sauver la Belgique d’une victoire de l’extrême droite ».
« Bart De Wever a-t-il toujours l’intention de transformer en douceur les deux démocraties séparées, linguistiquement distinctes, qui composent la Belgique d’aujourd’hui en deux « républiques indépendantes, membres d’une Union européenne démocratique » ? Ce serait sans compter avec Bruxelles. Mais, le principal défi pour lui, ne sera pas de s’adapter à son nouveau rôle, mais plutôt de ne pas décevoir trop amèrement ses anciens partisans nationalistes. C’est ainsi que se clôture l’article, qui en dit bien plus sur Bart De Wever.
