Billet d’humeur.
Après la nette résurgence d’un certain communautarisme, à la faveur des dernières élections bruxelloises, la question de la neutralité bienveillante de l’État vis-à-vis de tous les citoyens a refait surface et interroge. Des sujets comme l’abattage avec étourdissement, le port de signes convictionnels ou même le conflit israélo-palestinien importé, ont permis à certains partis d’engranger des voix. Ils ont aussi polarisé davantage la population et les territoires bruxellois. La ville duale en sort renforcée.
Une impasse ? La montée en puissance de courants religieux au sein de certains partis interroge la solidité du principe de neutralité de l’État, mais aussi de la neutralité des entités fédérées, comme la Région et les Communautés. Il en va du futur de Bruxelles et de libertés, parfois durement acquises, comme la séparation des Églises et de l’État, le droit des femmes à disposer de leur corps, le mariage pour tous, le bien-être des animaux, …
Les avis divergent sur les communautarismes, notamment sur le communautarisme « blanc », souvent oublié. Leur définition et leur mise en œuvre selon les pays, comme la Grande Bretagne, l’Allemagne ou la France. Ils divergent aussi à propos de la neutralité de l’État, même au sein de la société bruxelloise, comme parmi les lecteurs de ce blog. Une piste de réflexion – qui n’engage que moi – est disponible ICI et soumise à vos commentaires.

Bonjour, et merci de ces réflexions intéressantes.
Quelques commentaires:
– pour moi, il y a foulard et foulard. Il y a le foulard noir portée par une personne habillée en noir de la tête aux pieds, qui évoque une appartenance religieuse, assez similaire à mon sens à l’uniforme d’ordres religieux chrétiens. Et puis il y a le foulard qui couvre la tête d’une personne par ailleurs habillée de vêtements tout à fait communs et ‘personnalisés’.
– je pense que les ‘uniformes noirs’ (ou niqab) doivent être réservés à la sphère strictement privée.
– par contre, les foulards portés sur vêtements ‘civils’, je ne vois franchement aucun problème, y compris dans des fonctions d’autorité comme une professeur ou employée d’administration publique.
C’est un point de vue que je n’entends pas souvent, qu’en pensez-vous?