Ministre-président élu direct.

Un lecteur se demande si un ministre-président élu directement par les Bruxelloises et les Bruxellois n’aurait pas plus de légitimité pour former un gouvernement ? Pensez-vous que Rudi Vervoort (PS) aurait été élu trois fois pour diriger la Région pendant plus de 11 ans ? Arrivé au scrutin de juin à la 19ème place avec 5.466 voix, contre plus de 20.000 pour les deux premiers, il est permis d’en douter.

Sans vraie vision et sans charisme, Rudi Vervoort n’a été à la tête de notre Région que par la volonté de la présidente socialiste – Laurette Onkelinx – pour terminer le mandat de Charles Picqué. Elle lui a imposé son propre chef de cabinet pour le contrôler. Il est un homme de consensus. Il a permis à chacun des membres de son gouvernement d’engager un argent public dans des projets qui ont dépassé nos moyens. Une énorme dette, que son ministre du Budget Sven Gatz (Open VLD) a laissé exploser.

Elu au suffrage universel, un ministre-président aurait-il une légitimité plus grande, que mis en place par la particratie ? Il serai de facto le formateur d’un nouveau gouvernement sur base d’un projet de programme qu’il aurait élaboré et soumis à des partenaires intéressés ?  D’autres dérives ne sont pas exclues avec cette formule –  comme le populisme et un usage difficilement contrôlable du contenu des réseaux sociaux. Globalement, le peuple de Bruxelles n’y gagnerait-il pas en responsabilité et les partis n’y perdraient-ils pas en pouvoir ? La question est posée.

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