Voilà des mois que nous épinglons la politique de l’industrie automobile européenne, qui produit essentiellement des voitures de luxe et des SUV, qui leur laissent de confortables marges. Une fois épuisé le marché des voitures de société et des amateurs de grosses berlines, les ventes baissent rapidement. Audi à Forest ferme ses portes et Volkswagen en Allemagne licencie massivement. Et ce n’est pas fini.
Les Chinois ont compris depuis longtemps qu’il y a un marché en développement du côté de la classe moyenne. Certains modèles chinois abordables semblent changer la donne, mais pour protéger son industrie, l’Europe vient de les taxer lourdement. « À politiques inchangées, on peut penser que le parc automobile européen sera majoritairement fabriqué en Chine en 2035 », lance Bertrand Candelon, professeur à la Louvain School of Management de l’UCLouvain.
Selon le professeur Francesco Contino, il n’y a pas que le prix d’achat, on s’aperçoit que rouler à l’électricité occasionne moins de coûts au kilomètre. Il est rejoint par une étude de VIAS. Il est cependant aussi convaincu que revoir les usages que nous faisons de la voiture privée constitue une piste essentielle pour que son électrification reste accessible. L’intermodalité – le fait de combiner plusieurs façons de se déplacer pour un trajet – est son credo. Il s’en explique fort bien ICI.

N’oublions tout de même pas que l’usine qui fabriquait la voiture électrique Renault d’entrée de gamme, donc pas du tout SUV et cie, à Flins a dû fermer ses portes cette année, les ventes n’étant vraiment pas du tout au rendez-vous par rapport aux attentes.
Les problèmes ne touchent donc pas que les véhicules électriques haut de gamme.