Les Américains viennent de choisir leur président et leur vice-président avec grand émoi. C’est par un scrutin indirect qu’ils et elles ont effectué ce choix. C’est en réalité pour un collège électoral qu’ils ont voté et finalement ce sont les grands électeurs qui ont choisi président et vice-président des Etats-Unis. Même si la majorité de la population américaine vote contre lui, un candidat qui remporte les swing states remporte la présidentielle américaine. C’est fort bien expliqué ICI et somme toute fort peu démocratique.
Dans la plupart des pays occidentaux, les élus sont choisis par des scrutins qui utilisent la règle de la majorité, dits scrutins majoritaires, comme en France, soit par des systèmes cherchant à représenter plus fidèlement le vote des électeurs via le principe de la représentation proportionnelle, comme en Belgique. Si la proportionnelle nécessite des coalitions entre partis qui peuvent être longues et difficiles, le scrutin majoritaire favorise un certain clivage de la population et une bipolarisation du débat.
A Bruxelles le scrutin est proportionnel. Cela pose parfois question pour la désignation du bourgmestre aux communales, contrairement à la Wallonie, qui a résolu la question de manière démocratique. A la Région, le système de représentation garantie de la minorité néerlandophone s’avère en fait peu démocratique, à la fois parce qu’il faut moins de voix pour élire un néerlandophone et parce que le gouvernement doit être composé par moitié d’élus de chaque groupe linguistique, avec les blocages auxquels on assiste. Défi fait une proposition. Cette surreprésentation ne semblerait pouvoir être modifiée qu’avec l’abandon de la parité linguistique au gouvernement fédéral ou par la création d’une circonscription fédérale.
