Audi va mettre fin à la production de ses véhicules électriques haut de gamme produits à Forest faute de clients. Victime qu’elle est du fourvoiement de l’industrie automobile européenne, qui a voulu se concentrer sur des voitures de luxe pour amortir ses investissements. Une industrie qui exige aujourd’hui que l’Europe taxe lourdement les marques chinoises qui produisent des véhicules à moins de 25.000 €. Sauver les gaffes de l’industrie en pénalisant le consommateur ?
C’est incontestablement un drame à venir pour les travailleurs d’Audi. Personne ne s’en réjouit. Alors qu’elle a déjà investi plus 8 millions d’argent public dans cette entreprise privée, Bruxelles va-t-elle continuer à soutenir une énorme usine qui occupe 540 000 m², soit 10 % du territoire de Forest, mais emploie à peine 10% de Bruxellois. Vous en lirez plus sur cette compilation d’extraits de presse.
Que la Flandre pousse De Croo et sa task force à offrir de nouveaux avantages financiers à Audi, on peut le comprendre, puisqu’elle profite de la majorité des emplois. Mais Bruxelles doit-elle encore passer à la caisse ? Ces diverses aides faussent aussi la concurrence, que l’Europe ne tardera pas épingler. Tenter de sauver Audi est une noble entreprise, mais doit pouvoir se réaliser sans la Région de Bruxelles, qui en a déjà fait beaucoup pour bien peu d’emplois.

Ma réponse est un peu décentrée par rapport à cette Audi haut de gamme, mais pourquoi donc ne crée-t-on pas une voiture électrique bas de gamme, avec peu de finitions et le moins d’électronique et de motorisations inutiles (le lève-vitres des portes par exemple), peu de gadgets et qui conviendrait à beaucoup de gens.
Ainsi on pourrait fabriquer massivement cette voiture et donner du boulot en Belgique.
L’esprit « Coccinelle » de VW ou Dacia Duster ou que sais-je d’autre..
Bref une voiture pas chère et FIABLE pour le peuple. Version Berline (5 places) et utilitaire (3 places devant – moins chère en taxe de circulation annuelle).
Je trouve que toute cette problématique de l’emploi pour les véhicules électriques manque de souffle et de créativité somme toute.
Bernard
Chronique d’une mort annoncée et déjà prévisible dès le début vu les paramètres de coûtsde production qui régissent la voiture électrique. La seule « noble cause » dans cette histoire est d’avoir sauvé quelques années le site VW et son personnel.