Un projet de ville pour tous.

Bruxsels Future se tourne parfois vers le passé pour essayer d’envisager le futur. En 2010 déjà, Christian Laporte réalisait l’interview de Luckas Vander Taelen. On est surpris par les similitudes avec aujourd’hui. Reporter, cinéaste et homme politique Groen, Luckas vit à Bruxelles et raconte comment la cité est passée de petite ville francisée à la métropole ultra-diversifiée d’aujourd’hui. Pratiquement disparu dans les années 60, le flamand, langue du peuple bruxellois, a cédé la place au néerlandais, qui connaît un regain d’intérêt grâce aux nombreux nouveaux Bruxellois qui envoient leurs enfants dans des écoles flamandes.

Luckas évoque aussi les défis auxquels la ville était confrontée, tels que l’augmentation rapide de la population et le choc des différentes cultures. C’est autour du Midi et des quartiers autour du canal que se concentrent les nouveaux Bruxellois. Mais aussi gare du Nord. Certains quartiers sont devenus des ghettos. Sont considérés comme des domaines privés. Hélas à Bruxelles, on ne peut pas diversifier socialement les quartiers nantis et défavorisés. Il faudrait une politique du logement dans cette direction, mais on aborde ces problèmes du XXIe siècle avec des structures du XIXe ! Le déménagement forcé de l’ISIB a dépassé les bornes à l’époque.

En tant que libre-penseur convaincu, il affirme qu’il y a de la place pour les religions, mais gare à certains groupes fondamentalistes. Pas question d’entamer nos libertés: chez nous, l’égalité entre les hommes et les femmes se traduit par une réelle liberté en tous lieux. Il y a 15 ans il pensait qu’un certain laxisme déboucherait sur des zones où la police n’ira plus, laissant le terrain à la criminalité organisée. Celle qui se développe aujourd’hui avec les fusillades des barons de la drogue ?

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