Le skateboard n’est plus un crime.

Ils peuvent en effrayer certains d’entre nous, comme le font les trottinettes et les vélos, mais les skaters font aujourd’hui partie du paysage urbain de nombreuses villes. Bruxelles en fait partie et souhaite encourager l’activité sportive et sociale de ses pratiquants, tout en tentant d’éviter les problèmes de sécurité et de conflits avec les autres usagers. Elle tente aussi d’y intégrer les filles. La ville de Bordeaux en a déjà fait son image de marque et arrive à bien en réguler la pratique.

Au-delà de la perspective sportive, le skateboard devient une véritable subculture ritualisée de gestes, de signes, de symboles, de vêtements, avec comme lieu de partage la rue. Une culture souvent incomprise. Le  difficile partage de l’espace public a parfois mis à mal la réputation des skateboarders décrits comme des marginaux, des rebelles, des destructeurs. Les communes « skate friendly » sont cependant conscientes des potentiels de cette nouvelle forme de sociabilité sportive d’adolescents en milieu urbain.

Solution de mobilité douce, non polluante et physique, ce mouvement contribue à la transition des modes de vie. La ville est désormais pensée selon ses usagers, selon tous ses usagers. Dans cette dynamique citoyenne, la cohabitation avec le skate urbanisme apporte ses contributions et favorise un certain vivre ensemble. Le skateboard, un atout pour la ville de demain ?

Photos Sanza 2010 et Sven Van Santvliet

1 réflexion sur « Le skateboard n’est plus un crime. »

  1. Barbara Bentein

    Pas seulement pour ados. Aussi une chouette activité pour pré-ados et parents ensemble. C’est mon expérience de maman.

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