Qui va payer la dette ?

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Bruxelles soutient sans discrimination ses commerçants (1), ses cafés et restaurants, ses artisans, ses entreprises et les personnes qui ont perdu leur emploi (2). C’était indispensable. La Belgique vient de recevoir une première tranche de 2 milliards d’euros de la Commission européenne sur le prêt de 7,8 milliards prévu pour soutenir l’indemnisation du chômage partiel. Fort bien, ce n’est pas du luxe. Depuis mars, ce sont 12 milliards que la Belgique a dû emprunter, estime Simon Bourgeois, journaliste économique à la RTBF. Et ce n’est pas fini. La planche à billets européenne va devoir continuer à tourner.

Tant que les taux sont à 0%, comme aujourd’hui, emprunter c’est gratuit et ne pose pas de problèmes à court terme.  A échéance, le journaliste nous voit souscrire perpétuellement de nouveaux emprunts pour rembourser nos dettes. Les dettes générées par la crise sanitaire seraient, sanctuarisées et resteraient pour toujours à un taux à 0%. Ce n’est qu’une des hypothèses qu’il avance. Dans le même article, on constate que n’est pas l’avis d’Étienne de Callataÿ. François Lenglet, journaliste économique à TF1 et auteur de l’ouvrage « Quoi qu’il en coûte ! », estime lui, que c’est l’épargnant qui sera le grand perdant de la crise.

S’il nous faut un jour rembourser, il va falloir se serrer la ceinture et revenir à l’austérité. Facile à dire, quand on sait qu’on va devoir beaucoup investir pour arriver à des énergies et des économies durables, en vue de limiter les changements climatiques. C’est une nouvelle génération qui va hériter de la patate chaude. En est-elle consciente ? Va-t-elle se révolter ? La génération en place pourrait échapper par la mort à l’obligation de régler la dette. Au contraire, ceux qui naissent ce jour, héritent d’une dette commune, qu’ils devront régler de leur vivant … ou transmettre à leur propre mort, comme le résume Xavier Timbeau dans un article de fond de Cairn.info, pour ceux et celles qui veulent aller (beaucoup) plus loin dans cette réflexion.

(1) ce mardi la Région a lancé Shop local, shop Brussels sur la plateforme mymarket qui va recenser tous les e-commerces du territoire bruxellois avec livraison possible par urbike.be
(2) sauf le secteur culturel, au bord du gouffre, qui est de compétence communautaire, pas régionale

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