600 jours sans gouvernement: stop

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Pas de gouvernement de plein exercice depuis la chute de celui de Charles Michel, il y a plus de 600 jours. Ensuite, le 26 mai 2019 nous avons choisi parmi les candidat.e.s un certain nombre de représentants, afin de constituer un gouvernement pour gérer le pays. Voilà plus d’un an qu’ils discutent entre eux, prononcent des exclusives, se chamaillent, sans pour autant travailler à la tâche pour laquelle ils et elles étaient candidat.e.s. La classe politique dans son ensemble ne se disqualifie-t-elle pas gravement se demande L’Echo ? Des lecteurs du blog se demandent aussi s’il ne serait pas nécessaire de placer une date butoir, au-delà de laquelle leurs émoluments s’arrêteraient ? En dix ans, nous avons déjà vécu trois ans sans gouvernement écrit Le Soir. Pour certains lecteurs, cela suffit. La particratie a atteint ses limites.

Si les partis n’arrivent pas à constituer une coalition d’ici septembre, on parle de nouvelles élections. Mais nous nous sommes déjà exprimés il y a plus de 400 jours, maintenant c’est à nos élus à s’entendre pour gérer le pays, qui attend des décisions sur le plan sanitaire, climatique, économique, institutionnel, de la mobilité et de l’immigration. Les intérêts partisans ne peuvent primer sur l’intérêt général du pays. Encore heureux que la Belgique dispose de pouvoirs locaux communaux et régionaux, qui ont constitué leurs majorités depuis longtemps et font face à l’imprévu, tout en assurant le quotidien des citoyens.

Il y a urgence à se ressaisir s’exclame L’Echo. Certains lecteurs envisagent de procéder à des mises en demeure de former un gouvernement, sous réserve de sanctions. D’autres suggèrent qu’en fonction du nombre voix recueillies, les partis désignent un certain nombre de candidats ministres et que le parlement vote, après les savoir entendus, comme le fait le parlement européen pour la désignation des commissaires. D’autres fournissent des pistes de réformes structurelles, qui devraient permettre aux hommes politiques de mieux faire leur travail, dans notre intérêt à tous. Il est urgent de sortir de l’impasse dans laquelle les partis nous ont fourvoyés.

 

5 réflexions au sujet de « 600 jours sans gouvernement: stop »

  1. Francois Carton

    Merci M. Gentil, vous l’êtes trop pour mes rêvasseries 🙂
    Pour revenir au principe de confédération, il y a la confédération sur des bases que je pense saines (poids politique égal pour chaque confédéré etc. ) et la confédération a la sauce De Wever sur la base bancale, compliquée, injuste, ingérable de nos institutions actuelles soit, une confédération à … deux avec la RBC co-gérée c’est à dire piétinée, ravagée, pillée et une « communauté » germanophone croupion de la Wallonie.
    Confédération VS séparation ou autres formules pour nous sortir du pétrin, il y a certainement parmi les lecteurs de ce blog des gens bien plus qualifiés qui pourraient apporter d’intéressants grains de sel…

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  2. LM

    Dans ce pays, il manque quelqu’un qui sorte du lot mais ce quelqu’un n’apparait pas. Existe-t-il parmi les politiciens actuels ? Peter Timmermans, patron de la FEB, lui pourtant, a une petite idée la-dessus, pas vraiment relayée dans les médias mais pourtant… elle n’est pas mal cette idée… et… surtout, elle est nouvelle : “Une éminence grise devrait prendre le relais ‘’. LM

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  3. Francois Carton

    Je ne crains pas les élections. Tout récemment, le Portugal (ou l’Espagne?) a du voter plusieurs fois avant qu’un gouvernement puisse enfin se dégager.
    En fait, consulter régulièrement le peuple (élections répétées, référendums …) est, de mon point de vue, la meilleure façon de pérenniser la démocratie et de cadrer les extrêmes. Par nature, le peuple est centriste, opportuniste.
    Il y a deux autres intérêts à des « votations » régulières :
    1) l’apprentissage de la pédagogie par la classe politique. Sur le long chemin des votations sur des thèmes variés, aucun parti n’a intérêt à être flou si il veut rester crédible. Et toute la société gagne en maturation.
    2) de votation en votation, le peuple gagne en maturité politique. Donnez à une population l’occasion d’un unique référendum et il votera de façon épidermique (voyez le Brexit); habituez le aux votations et il se responsabilisera.
    Les hommes politiques qui prétendent que la voie référendaire est un piège à c… veulent juste garder la main. Ils sont partisans d’apporter le poisson sur la table plutôt que d’apprendre à pêcher !
    Mais bon, comme le belge (contrairement au suisse) n’a pas eu l’occasion d’acquérir cette maturité politique référendaire, il ne reste plus que la séparation d’avec la Flandre, éternelle insatisfaite devenue arrogante autant qu’autiste OU une révolution copernicienne : confédération à quatre Régions de poids politique équivalent. Ne resterait, par exemple, à la confédération que la gestion de la dette, l’armée, la banque centrale, un tribunal de confédération, la diplomatie, la sécu avec un socle minima d’indemnités de chômage…
    Mais continuer à vouloir marier les contraires restera une source d’insatisfaction pour tout le monde. Pour le coup, De Wever a (fait tout ce qu’il fallait pour avoir) raison.

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    1. Bernard Gentil

      Monsieur Carton, votre intervention est superbe – les votations suisses sont un succès, en effet. Et si la campagne informative qui précède la votation est insuffisante, le citoyen peut même attaquer en justice pour faire annuler cette votation. Autant dire que les campagnes préalables aux votations sont toujours complètes et satisfaisantes.

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  4. Bernard Gentil

    Parfois je crains que la Belgique soit condamnée à disparaître. Dans ce cas, ne pourrait-on pas faire de Bruxelles une zone européenne et que la Wallonie se rattache au Grand-Duché de Luxembourg (notre famille royale est de famille avec celle du Grand-duché). Le Grand-Duché
    de Luxembourg est bien géré, non ? Mieux que la Wallonie en tout cas.

    La Flandre veut voler de ses propres ailes : qu’elle le fasse.

    Si on s’entend plus, séparons-nous mais restons bons amis.

    Est-ce que ce serait si grave ?

    Vous me donnez votre avis ?

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