Quelles entreprises faut-il sauver ?

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Brussels Airlines demande une aide de 200 millions à l’Etat belge. Filiale à 100% de Lufthansa, il faut se demander pourquoi ils n’introduisent pas cette demande de soutien auprès du gouvernement allemand ? D’autant plus que Lufthansa annonce déjà qu’elle « va prendre des mesures importantes pour réduire la capacité des opérations de vol à long terme. La restructuration de Brussels Airlines sera « intensifiée ». Pour son président, Etienne Davignon, “le principe est désormais acquis que nous allons bénéficier d’une aide de l’État”, déclare-t-il dans un article de La Libre.

Demain, ce sera sans doute la compagnie irlandaise Ryanair et l’Aéroport de Charleroi qui agiteront la menace de nombreuses pertes d’emploi pour solliciter l’aide du contribuable belge. A ce stade, nous n’en dirons pas plus à propos de l’avenir de l’industrie aéronautique – qui ne paie pas de taxes sur son kérosène, ni de TVA sur ses billets d’avion – vu que le député fédéral Gilles Vanden Burre (Ecolo) pose les bonnes questions dans cette interview..

Qui faut-il sauver d’une faillite annoncée ? La réponse n’est pas simple. Quels pourraient être les critères pour un gouvernement qui tiendrait compte à la fois des exigences climatiques, de l’emploi et de la nécessité d’être moins dépendants de l’extérieur pour nos approvisionnements stratégiques ? Ne faudrait-il pas commencer par préciser dans quelle civilisation post-corona nous voulons entrer et disposer du bilan d’après confinement, pour faire les choix adéquats et évaluer leur impact sociétal ? Il est donc manifestement trop tôt pour répondre aux milliers de petites et grandes entreprises, qui vont demander de l’aide. Médiapart évoque ICI ce que pourrait être  ce nouveau monde. En France, la Convention citoyenne pour le Climat publie ICI la synthèse de ses proposition « qui préparent à un modèle économique et sociétal différent, plus humain et plus résilient ».

Toutefois, sans un sursaut collectif, il est à craindre que ceux qui ont organisé – à leur profit – la très vulnérable course à la croissance, voudront imposer demain un business as usual, qu’évoque même l’establishment.

 

2 réflexions au sujet de « Quelles entreprises faut-il sauver ? »

  1. Ping : La planche à billets tourne | bruxselsfuture

  2. LM

    Il y a moyen d’envisager le futur sans avion ! Faut-il continuer comme avant et prendre l’avion au moindre congé pour faire un minitrip ? Réservons plutôt l’avion pour ce qui ne peut se faire autrement et envisageons d’autres solutions que l’avion pour nos loisirs. Loisirs et détente = voyages au bout du monde en avion ? ou bien Loisirs et détente = ressourcement local sans avion ? A réfléchir ! Faut-il aider le tourisme de masse en avion, en bâteau… ou faut-il aider la santé, l’école et tout ce qui touche à l’humain ? Quelle société voulons-nous demain ? LM

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