Happy Monday: être un bon touriste

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Le comportement des touristes est-il pire qu’avant ? Slate s’interroge ICI: il semble loin, le temps où les touristes étaient perçus principalement comme une opportunité: celle de faire connaître son pays et de dynamiser l’économie locale. Avec le tourisme de masse, quelques destinations prisées font la guerre à certaines catégories de voyageurs et voyageuses. A côté de Rome et de Bali, Venise – sous les eaux – se rebiffe et Barcelone n’en pense pas moins.

Il y aurait beaucoup à dire sur le développement du tourisme de masse et les habitants du centre historique de Bruxelles craignent de voir leur lieu de vie transformé progressivement en un parc à thème historico-folklorique, dont ils seraient priés d’être les figurants bénévoles,  un cornet de frites à la main et un accent bruxellois à couper au couteau de rigueur. Nous en reparlerons. Pas si simple, parce qu’il s’agit de maintenir la cité habitable sans réserver l’accès à la ville à un tourisme élitiste et fortuné.

En attendant, Slate  propose ICI un inventaire, mi-figue, mi-raisin, des touristes  (un peu vite) considérés comme indésirables ou peu rentables. Vous voyez ce qu’il vous reste à faire pour être un « bon » touriste. C’est fort court et il est sans doute temps que le tourisme pour tous s’interroge et trouve différentes manières de rencontrer d’autres peuples et d’autres cultures au travers d’échanges enrichissants, pour les visiteurs comme pour les visités.

 

2 réflexions au sujet de « Happy Monday: être un bon touriste »

  1. potteve

    Ayant passé une semaine à Berlin fin octobre dernier (pour ceux que ça intéresse 6h30′ de trajet en train ICE depuis Bruxelles-Nord, avec 1/2 heure de battement à Cologne pour la correspondance), ce qui m’a le plus sidérée c’est l’épidémie galopante de selfies. On doit sans arrêt faire un détour pour éviter les « preneurs de selfies », qui empêchent en outre de voir les oeuvres exposées (auxquelles ils tournent le dos et qu’ils ne prennent pas beaucoup la peine de regarder directement, le tout étant de montrer qu’on y a été) et de lire les explications sur lesdites oeuvres, Et que dire des selfies pris dans toutes les postures imaginables dans le Mémorial de l’Holocauste (près de la Porte de Brandebourg)? Peut-être qu’on devrait y louer les fameux et sinistres « pyjamas » rayés pour « faire encore plus vrai »? Le phénomène a pris tant d’ampleur que le buste de Nefertiti au Neues Museum est désormais interdit de selfies.
    Même en randonnée dans des sites naturels splendides, c’est selfies non stop (y compris parfois dangereusement en se prenant dos à la mer au bord d’une falaise). Comme on n’est plus limité par le nombre de poses de pellicule argentique (12, 24, 36) et par le nombre de pellicules emportées, on peut ramener 100, 200, 300 clichés et les trier après quand on est rentré chez soi et qu’on pourra enfin voir ce qu’on n’a pas pris le temps d’admirer directement sur place.

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