Comment décourager l’usage excessif de l’auto en ville ?

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Un lecteur nous transmet un article bien documenté qui révèle, que dès le début du siècle passé, l’économiste britannique Arthur Cecil Pigou estimait que pour faire face aux « externalités négatives » de l’économie, il fallait les quantifier, puis mettre en place le niveau de taxe permettant de les couvrir. Mais attention, il ne s’agit pas seulement de « réparer » les dommages causés par ces externalités négatives. Il s’agit plutôt de bien calibrer la taxe de façon à inciter les agents économiques – qui l’internalisent individuellement – à modifier leurs comportements. L’article va beaucoup plus loin en pointant les obstacles démocratiques à une telle action et en alignant d’autres solutions, dont l’expérience de péage inversé de Rotterdam.

Hier, le journal Le Monde annonçait que, 15 ans après Londres, douze ans après Stockholm et sept ans après Milan (mais encore avant la Belgique), la France est sur le point de découvrir le péage urbain pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants.

Un mode d’intervention de l’autorité publique qui ne fait pas l’unanimité et pas seulement dans le chef des automobilistes. S’il est normal de faire payer les usagers motorisés qui utilisent les infrastructures urbaines et qui sont responsables des embouteillages qui polluent l’air que nous respirons, il faut trouver le moyen le plus adéquat et le plus juste pour y parvenir. La taxe kilométrique en fait aussi partie et pourrait s’avérer dissuasive pour un certain nombre de navetteurs qui embouteillent Bruxelles quotidiennement.

3 réflexions au sujet de « Comment décourager l’usage excessif de l’auto en ville ? »

  1. albertmoliere

    Une taxe au kilomètre, il y en a une: les accises sur le carburant. Mais elle est payée par ceux qui font beaucoup de kilomètres, et ils ne sont pas forcément les mêmes que ceux qui encombrent les villes.

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  2. Marc Van Buggenhaut

    Faire payer les automobilistes qui utilisent les infrastructures? (Ils ne payent pas suffisamment ?) Ils sont responsables des embouteillages ? Provoqués par qui ? L’incurie et le fanatisme vélocipédique de notre « spécialiste » du bordel organisé, l’incomparable et incontournable Pascal Smet. Pour les curieux, organisons une visite des travaux d’accès à l’autoroute de Liège, place Meiser. Le dimanche 16 juin à 10h00 , habitant à hauteur du Parc Josaphat, j’ai (et avec moi, tous les usagers du Bd Reyers) mis une heure et demie pour atteindre l’accès à l’autoroute Cinq minutes en temps normal, un dimanche avant les travaux payés parles utilisateurs des infrastructures, bien sûr. Nous étions attendus à 11h30 à Verviers, heure à laquelle nous avons atteint l’entrée de l’autoroute. Pascalou avait « organisé » un rallye cycliste empruntant (ou squattant) le Bd Reyers.
    Merci au vrai responsable que le monde nous envie. Il en est con(vaincu).

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