74h perdues dans les bouchons

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C’est toujours effrayant et polluant, mais en 2013 les automobilistes n’ont plus passé « que » 74 heures dans le trafic bruxellois, contre 83 un an plus tôt. Bruxelles, qui occupait la tête de ce classement peu flatteur rétrograde à la deuxième place, juste après Londres.

Sur 94 villes européennes, près de la moitié (48%) enregistrent une augmentation de la densité du trafic par rapport à 2013. Londres arrive première du classement des villes les plus encombrées avec 96 heures passées dans le trafic (+14) et Barcelone enregistre la plus forte progression de la congestion en glissement annuel, avec une hausse de 66% (de 15 heures perdues par an en 2013 à 25 heures en 2014). Anvers rétrograde du 3e au 4e rang avec 64 heures écoulées dans les embouteillages (-14), juste derrière Cologne et ses 65 heures. Gand (52 heures, -2) se positionne 10e de ce classement (source : La Libre/Belga).

Le gouvernement ne devrait-il pas agir, quand on sait qu’il y a 1 million de voitures de société en Belgique et que les investissements pour la route ont historiquement toujours dépassé ceux consacrés au transport public ? Ce n’est pas ainsi qu’on va inciter les automobilistes à changer leurs habitudes et à mettre fin aux bouchons qu’ils créent.

3 réflexions sur « 74h perdues dans les bouchons »

  1. Jehan

    Je suis bruxellois et j’utilise la voiture comme les transports en commun sur base du plus efficace. (rapidité et facilité d’accès) Trop souvent, les transports en commun sont trop lent et doublent les temps de trajets (ou les triplent).
    Concernant la création d’embouteillages, les automobilistes ne sont pas les seuls responsables. Nos pouvoirs publics ne font rien pour fuildifier le traffic, que du contraire. Prenons quelques exemples:
    – Reyers: sans remettre en compte la demolition du viaduc, nous trouvons certains panneaux av Roosevelt qui conseillent d’emprunter plutôt la petite ceinture.
    – le piétonnier, sans rentrer dans le débat, constatons que le trafic se retrouve en grande partie sur la petite ceinture.
    Résultat: celle-ci est sursaturée et cela entraine le blocage des axes qui y mènent (rue de la Loi par exemple). Ajoutons des facteurs aggravant comme la pléthore de travaux (Belliard) ou d’aménagements inappropriés (Yser) qui empêchent de quitter la petite ceinture rapidement et le phénomène s’aggrave.

    Quant aux voitures de sociétés, je suppose que vous visez les voitures salaires qui représentent 20% du parc automobiles en BE (source: http://www.rtbf.be/info/economie/detail_toujours-plus-de-voitures-de-societe-en-belgique-malgre-les-mesures-fiscales?id=9003202) . Supposons que l’on supprime l’avantage et que 50% des personnes concernées abandonnent définitivement la voiture au profit d’autres transports alors la baisse de trafic serait de 10%. Insuffisant pour éradiquer les bouchons et sans doute néfaste pour la qualité de l’air à cause de l’augmentation de l’âge du parc automobile.

    Mon conseil serait en parallèle d’optimiser/fluidifier les itinéraires permettant aux voitures de sortir de BXL.

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  2. gillis

    Les investissements pour la route ? C’est toujours pour créer des embouteillages ( rétrécissements , ronds-points inutiles ,travaux commencés et abandonnés pendant des mois etc..
    Il n’y a pas tellement des voitures à Bruxelles par rapport à Londres Paris etc..(au pro rata bien sûr) mais le passage est toujours bloqué !!.
    De plus les taxes sur les voitures sont les plus élevés d’Europe, alors si l’on ne peut s’en servir et qu’il faut prendre les transports en commun(souvent inadaptés et peu pratiques)..
    Je ne balancerai pas de conseils au hasard car je ne suis pas spécialiste.
    G.Albano

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  3. Julien Claessens

    Une fois de plus Yvan, je suis entièrement d’accord avec vous ! Je suis moitié désespéré moitié amusé quand tous les jours je dépasse à pieds, en suffocant à moitié, des files de centaines de voitures à l’arrêt (avec très rarement plus d’un occupant par véhicule, je m’amuse à les compter)… Je vois beaucoup de ces automobilistes s’engouffrer dans les parkings privés de leur entreprise du quartier Luxembourg. Ils ont pourtant le choix de se rendre autrement à leur boulot et à mon avis plus rapidement. Mais malgré des trains, métros, et bus à profusion dans ce quartier, ils persistent à utiliser leur voiture quitte à passer un temps fou dans ces embouteillages.
    Il me semble tellement évident que la suppression des voitures de société est une mesure prioritaire et obligatoire pour diminuer le trafic bruxellois, et complémentaire aux mesures mises en place actuellement (nouveau métro, augmentation des sites propres et des pistes cyclables, etc).
    Par ailleurs est-ce qu’il ne serait pas possible d’agir en parallèle en imposant progressivement une suppression (ou diminution significative) des parkings privés des entreprises ? Si il n’y a plus de parking, les gens seront obligés de venir autrement…

    Et pour ceux qui refusent de parler de la suppression de la voiture de société car c’est « un avantage salarial », il n’y a qu’à opérer un glissement de cet avantage nuisible pour la société vers d’autres cadeaux responsables et vecteurs de bien-être pour la société (je suis loin d’être fiscaliste, je balance donc au hasard : création de chèques « producteurs locaux » ou « éco », vélo de société, primes logement pour ceux qui habitent à Bruxelles, chèques culturels ou de loisirs…) Bref les idées ne manquent pas il me semble.

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