Exit Jan Goossens. Vous connaissez ?

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Jan Goossens est connu pour la véritable révolution culturelle qu’il a opérée au théâtre flamand, pour son engagement sans faille pour Bruxelles et pour les ponts qu’il a construits vers les francophones de la ville. Il va quitter la direction artistique du KVS en 2016.

Par les temps nationalistes qui courent, prenez le temps de lire cette interview passionante réalisée par Béatrice Delvaux pour Le Soir.

Deux extraits pour vous décider à lire le reste …
 » Arrivé à 29 ans à la tête d’un vieux théâtre démodé, au bord du gouffre financier et déserté par les spectateurs, il en a fait une institution ouverte sur la ville, reliée à la ville et notamment aux francophones, via une collaboration unique à l’époque avec le Théâtre National voisin. Mais c’est la multiculturalité bruxelloise qui a investi le théâtre ainsi relié au monde : Congo, Afrique, Moyen Orient. Mais Jan, fils de Paul Goossens, le rédacteur en chef mythique du Morgen, s’est aussi fait remarquer par sa militance pour que Bruxelles bouge et la dénonciation du racisme ambiant désormais, des excès du nationalisme et de toute forme d’extrémisme. La tenue de la soirée « Niet in onze naam » au KVS à l’époque, lui a attiré les foudres de la N-VA. Alors que le gouvernement flamand a programmé des coupes importantes dans les budgets culturels dont celui du KVS, et assigné la mission aux scènes flamandes à Bruxelles d’être les ambassadeurs de la culture flamande, Jan Goossens, en partant, n’offre-t-il pas un scalp très convoité par Bart De Wever et les siens ? « 

Redéfinir le mot « vlaams » du Koninklijke Vlaamse Schouwburg 
Nous avons montré qu’une identité flamande peut être multilingue et ouverte au monde, critique par rapport à son histoire et disposant d’un nouveau répertoire, comme Mission etc.
Nous avons développé un répertoire flamand qui est devenu du contemporain classique, comme « Les XII travaux de Léopold II » de Hugo Claus, qui se joue et se rejoue désormais.

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