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Les rues les plus cool du monde.

Le magazine international consacré au style de vie urbain TimeOut a élu la rue de Flandre 11e rue la plus cool du monde. « C’est une rue qui reflète parfaitement Bruxelles: créative, joyeuse et un peu brute de décoffrage. » Elle prolonge la rue Sainte-Catherine – le ventre de Bruxelles –  avec une mixité des commerces réjouissante qui ne cesse d’étonner. Bruxelles en miniature. Le Soir en dit plus ICI.

Bien sûr des restaurants, mais aussi des bonsaïs, une librairie indépendante, le centre culturel baroque de la Bellone, des robes de mariées, un réparateur de vélos, des vins italiens, une wasserette, des vitrines d’artisans et même un parking public. Tout ce qu’il faut pour attirer les Bruxellois curieux et les visiteurs qui en ont marre des gaufres, des frites et des pralines de la rue de l’Etuve et de la malbouffe du piétonnier.

Une nouvelle réjouissante pour cette rue historique du centre-ville, qui allait encore bien mal il y a quelques années. La Ville s’en inspirera-t-elle pour assurer la mixité des nombreux commerces dont elle est propriétaire et qui ne brillent ni par leur originalité, ni par leur qualité ? Mais finalement, le plus simple ne serait-il pas que vous descendiez jusque là, pour juger par vous-même si la récompense est méritée ?

Gand montre l’exemple.

Un canal qui refait surface, des places minérales qui deviennent des parcs, une friche industrielle transformée en parc public ou encore le verdissage des façades… À Gand, tous les moyens sont bons pour entamer l’adaptation de la ville aux climats du futur. Après des années de bétonnage, Gand devient une ville-éponge. Elle démontre que c’est possible.

Un exemple pour Bruxelles ? Gand soutien la verdurisation des façades, comme nous la connaissons déjà à Schaerbeek et à la Ville de Bruxelles. La « Brigade gantoise des jardins suspendus » aide les habitants à créer un jardinet sur leur façade. Le plan climat de Gand prévoit également que toute voirie qui doit être rénovée, devra être débétonnée à hauteur de 30%.

C’est un choix de société qui ne s’opère pas toujours sans confrontation. Gand a fait face à de nombreux défis. Le nombre de places de stationnement a drastiquement diminué au cours des quinze dernières années. Cela a valu des menaces de mort pour l’échevin Filip Watteuw. Pour lui, « si Gand subissait une catastrophe comme celle dans la vallée de la Vesdre, il y en aurait pour 3 milliards d’euros de dégâts. Verdir et désimperméabiliser sera infiniment moins couteux ».

photo Assuralia

Screenshot

Des immeubles trop bas.

Billet d’humeur

Alors que la Région voulait toujours bâtir de nouveaux immeubles sur les friches vertes qui nous restent et qui vont rendre le sol encore plus imperméable, des dizaines de milliers d’immeubles bruxellois ne comptent qu’un ou deux étages, voire même des bungalows. Peut-on se le permettre, alors que notre territoire se limite aux 19 communes ?

Il serait souvent possible de commencer par ajouter un ou deux étages à de nombreux immeubles existants, notamment avec des ossatures bois plus légères. Vous imaginez le nombre de nouveaux logements que cela représenterait, sans consommer un m2 de sol ? Et produire ainsi du logement abordable pour davantage de Bruxellois ?

Comment des constructions neuves obtiennent-elles des permis et même des subsides pour construire en série des maisons qui ne comporte qu’un ou deux étages, là où il serait possible de prévoir un ou deux étages de plus ? On ne parle pas là de  construire des HLM ou des tours. Ne serait-il pas temps que l’Urbanisme autorise et même privilégie le soutien à ces rehaussements et de refuse de délivrer – sauf exception – de nouveaux permis à des constructions de moins de trois étages ?

Cinq maisons d’un seul étage en face du Berlaymont, une série de maisons  neuves d’un ou deux étages au parc Bonnevie à Molenbeek et au Rempart des Moines à Bruxelles

Une victoire citoyenne.

Un tribunal ordonne la suspension de l’urbanisation et l’imperméabilisation des sites et terrains non bâtis à Bruxelles. C’est une première et c’est à une action de la société civile et de 1.330 citoyens et citoyennes, qu’on doit cette victoire « historique ». Même s’il n’est pas exclu que la Région aille en appel, ce dont elle ferait bien se passer, pour être cohérente et repartir d’un autre pied. « Nous voulons un accès à un logement sain et à une nature saine pour tous » (We Are Nature).

Le tribunal de première instance estime qu’en poursuivant l’urbanisation sans intégrer les impératifs climatiques, la Région « manque à son obligation générale de prudence ». Elle l’a condamnée à « prendre les mesures nécessaires pour suspendre l’urbanisation et l’imperméabilisation des sites et terrains non bâtis de plus de 0,5 hectare sur son territoire », et ce jusqu’à l’adoption du nouveau Plan régional d’affectation du sol (PRAS), ou au plus tard jusqu’au 31 décembre 2026.

Logements ou Nature ? Cette décision relance le débat entre la protection de la biodiversité et la promotion de nouveaux logements, notamment sociaux. Les défenseurs de l’environnement insistent sur l’importance de préserver les espaces verts pour lutter contre les îlots de chaleur urbains et les effets des canicules, dont tous les Bruxellois pourront être les victimes, les plus fragilisés en tête. Toute la presse en parle ICI.

Friche Josaphat –  vrt nws

Bruxelles au-delà de la voiture.

Et si nous libérions Bruxelles de la voiture ? Une semaine  d’automne pour rêver avec d’autres. Une série de lunchs-rencontres, pour penser Bruxelles plus juste, plus respirable et plus vivante. Il fallait oser. Ils l’ont fait.

Pendant quatre midis, citoyens, experts, étudiants, artistes, urbanistes et acteurs de terrain se retrouvent pour croiser idées, expériences concrètes et visions d’avenir. De la stratégie régionale aux occupations temporaires, en passant par les projets de rénovation urbaine, chaque jour ouvre un nouvel horizon pour repenser ensemble l’espace public bruxellois.

En novembre, tous les midis de 13h à 14h au Zinneke rue Masui 13. Café offert.
Lundi 3 : Espace public, voitures et justice sociale
Mardi 4 : Faire de la place pour les citoyens et la nature
Mercredi 5 : Imaginer et expérimenter des nouvelles utilisations de la rue
Jeudi 6 : Mise en place de nouveaux aménagements urbains
Vendredi 7 : Expositions des résultats de l’atelier

Les infos trilingues c’est ICI.