Archives de catégorie : Jeunes

Homicide involontaire.

L’homicide involontaire, en droit pénal, est le fait de causer la mort d’une personne sans avoir l’intention de la tuer. Il est souvent le résultat d’une faute, d’une imprudence, d’une inattention ou d’un manquement à une obligation de sécurité. C’est manifestement la situation devant laquelle nous nous trouvons face à la mort du jeune Fabian de 11 ans, tué par la police.

Plusieurs lecteurs s’indignent. Une lectrice relève que nous ne sommes nullement en face d’un « fait divers » mais bien en face d’un « fait de société ». De quelle société nous revendiquons-nous ? Elle se demande si le monde académique ne devrait pas s’élever contre la folie policière qui a abouti à la mort d’un enfant ? C’est ce qu’à fait Paul Jacobs, professeur d’éthique policière et ex-commissaire en chef au Comité P, dans cet article de De Standaard, traduit pour vous ICI.

Extraits. « Des comportements machistes sont encore présents dans la police. Pour un policier, il est difficile d’admettre pendant une course-poursuite que les choses deviennent dangereuses. Cela relève de l’éthique. Malheureusement, dans les écoles de police, l’éthique est considéré comme une simple annexe à la formation. La première tâche de la police est de protéger les gens. La lutte contre la criminalité vient en second lieu. »

Photo RTBF, 300 personnes présentes pour une cérémonie d’adieu au parc Elisabeth

 

 

Neutralité renforcée en 2026.

La ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny (MR), veut interdire les signes convictionnels pour les professeurs de l’enseignement officiel à partir de 2026. « Le gouvernement interdira par décret le port de signes convictionnels à tous les enseignants de l’enseignement obligatoire du réseau officiel, à l’exception des professeurs de religion« .

La ministre répond ainsi à des initiatives communales visant à permettre aux professeurs d’arborer des signes convictionnels. Le débat semble évidemment viser principalement le voile islamique. L’impulsion est venue de la Team Fouad Ahidar, qui a déposé des résolutions partout où elle a des élus. La Ville de Bruxelles a recalé son texte, Molenbeek a préféré un texte plus global sur la discrimination. Anderlecht, Jette et à Schaerbeek sont encore en attente.

Le Centre d’action laïque approuverait cette clarification décrétale et souhaite même étendre l’interdiction aux élèves de l’enseignement obligatoire pour les « préserver de tout prosélytisme ». Certains comprennent la nécessaire neutralité des enseignants face à leurs étudiants, qu’on ne peut empêcher d’affirmer leurs opinions tant religieuses que politiques. D’autres estiment qu’il y aura discrimination, alors que nous sommes dans un contexte de pénurie d’enseignants.

Inciter à boire plus ?

Vous aurez constaté que la ville a été envahie de publicités suggérant d’ajouter 5cl de Picon à vos 25cl de bière. Du coup, en étanchant votre soif, vous ingurgiterez davantage d’alcool. Bien sûr, en tout petit, il était mentionné « L’abus d’alcool nuit à la santé ». Est-ce vraiment le genre de message qu’il faut accepter de voir diffusé dans tout Bruxelles, même à proximité des écoles ?

Alors que pour le tabac, il est interdit de faire de la publicité et même – depuis peu – interdit de montrer des paquets de cigarettes à la vente, pour l’alcool peu de restrictions. Les publicités sont autorisées, malgré les  chiffres, les ravages au niveau de la santé, les plus de 4000 accidents de la route et les 4,63 milliards que l’alcool coûte à la Belgique. Les lobbies combinés de l’alcool et de la musique s’y entendent manifestement mieux que ceux du tabac.

Il ne s’agit évidemment pas de vouloir instaurer une prohibition. L’alcool est une drogue dure dont l’usage doit rester libre et responsable, mais devrait-il être permis d’inciter la population à boire plus ? Pourtant, il y a peu, des étudiants de la VUB sont arrivés à battre le record du monde de la plus grande guindaille sans alcool. Encourageant. Mais manifestement, les partis politique sont très partagés (sous influence ?) quant à la publicité pour l’alcool. Le Soir en dit bien plus ICI.

Ni français, ni néerlandais …

Dans de nombreux ménages bruxellois, on ne parle ni le français, ni le néerlandais à la maison. A Bruxelles, l’obligation scolaire débute à l’âge de 5 ans pour tous les enfants. Les parents doivent donc choisir dans quel régime linguistique ils vont inscrire leur enfant. La langue de l’école pourra être au choix le français ou le néerlandais et trop rarement un enseignement bilingue en immersion. C’est d’ailleurs pourquoi des parents francophones inscrivent parfois leur enfant dans l’enseignement néerlandophone, avec les problèmes que cela peut poser.

Bien que l’enseignement maternel ne soit pas (encore) obligatoire avant 5 ans, de nombreuses écoles accueillent les enfants dès l’âge de 2 ans et demi. Cette fréquentation précoce favorise le développement linguistique et social des enfants, facilitant ainsi leur transition vers l’enseignement primaire, alors que leur langue maternelle continuera souvent à se développer avec succès à la maison.

La langue de l’école sera donc une langue étrangère pour un certain nombre d’enfants. Même familiarisés avec la langue de l’école au jardin d’enfants, ces enfants – dont ce n’est pas la langue maternelle – vont parfois éprouver des difficultés de compréhension et d’expression. Il peut être intéressant de choisir une école qui pratique la pédagogie Français Langue Etrangère (FLE) avec reconnaissance et son équivalent (?) en néerlandais.

Racisme décomplexé.

Le hooliganisme semble avoir évolué : aujourd’hui, n’importe quelle raison est bonne pour en venir à la violence, comme l’ont montré les événement de dimanche. Lundi, ce sont des appels à la réaction contre le racisme qui ont dégénéré dans le centre-ville.

Des réactions politiques diverses n’ont pas tardé, mais il faudra plus de recul pour tirer les conclusions et les leçons des affrontements vécus en marge de la finale de la Coupe de Belgique. Nous y reviendrons plus tard.

Le Soir livre déjà son analyse.

 

 

Affrontements, violence, arrestations : retour sur la journée de la finale de la Coupe de Belgique