Archives de catégorie : Jeunes

Les transports publics progressent.

Les modes de transport en commun de la STIB ont vu leur fréquentation augmenter en 2024. Une étude permet de constater – contre toute attente – que c’est à pied que se font la plupart des déplacements dans la capitale (31%), ensuite les trajets en voiture (29%), après avec les véhicules de la STIB  (27% au lieu de 22% en 2022), à vélo (8%) et enfin en train (2%). La voiture représentait encore plus que la moitié des déplacements début des années 2000.

La STIB est particulièrement populaire chez les plus jeunes: 49% des déplacements des 12-17 ans et 46% des 18-24 ans sont effectués en bus, tram ou métro. La part de la STIB est la plus basse parmi les 45-54 ans (21%) et les 55-64 ans (22%). La voiture a continué à perdre du terrain au profit des modes actifs: transports publics, marche, vélo et mobilité partagée.

C’est manifestement du côté des 2% du train que la SNCB pourrait mieux faire. Avec ses 35 gares bruxelloises, pour la plupart mal desservies, la SNCB dispose dès à présent d’un réseau parallèle à celui de la STIB. Reste à augmenter les fréquences, à améliorer l’accès aux stations et à mieux communiquer.

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Nager en eaux libres.

La réunion annoncée en vue de la formation d’un gouvernement bruxellois ayant été annulée, nous reportons une analyse de la situation à plus tard, tout en soulignant que si David Leisterh doit devenir le ministre-président MR de la Région, il serait peut-être temps que Georges-Louis Bouchez lui laisse occuper la première place ? A moins qu’il soit finalement remplacé par Bernard Quintin, le ministre de l’Intérieur qui réside à Ganshoren ?

Avec un été qui a déjà démarré chaudement, ne serait-il pas temps de revenir sur les projets de nage en eaux libres, qui se succèdent sans aboutir ? Nager dans la Seine, la Tamise ou l’East River: les baignades urbaines ont la cote pour se rafraîchir, pour se retrouver entre amis, pour prendre sa pause et contempler le paysage. Pourquoi pas chez nous ? alors que nombre de Bruxellois ne peuvent partir en vacances et ne disposent pas d’ espaces verts de proximité ? Sans doute une question de budget pour des projets bien trop ambitieux.

À Zurich ou à Berne on plonge dans les rivières en plein centre-ville. Dans la cité rhénane, tout le monde accepte une part de risque, et chacun prend ses responsabilités. Les gens sont éduqués insiste Paul Steinbruck, architecte et cofondateur de Pool is Cool. Après l’annulation du projet de la Ville sur le canal, il reste le projet d’étang de baignade à Neerpede, mais les permis délivrés font l’objet de recours. En savoir plus ICI avec des photos.

RTBF – Site de baignade à Copenhague. © Clément Brun

Un vent de liberté.

Terrassé par la maladie de Parkinson, Georges-Henri Beauthier s’en est allé ce mardi matin entouré de ses proches. Toute la presse en parle, mais se centre principalement sur les grands procès  médiatiques auxquels il a été associé. Plaidant le plus souvent pour les victimes. C’est cependant oublier les jeunes années qu’il a passées avec son confrère Jacques Hamaide à rendre le droit accessible à tous.

Avec la parution de Vos droits de milicien, ils se sont mis à dos les généraux. Avec Vos droits face à la police, au propriétaire, au patron, suivi du Droit des  étrangers, ils se sont mis à dos tout le monde, y compris la magistrature. Ils ont persévéré avec Jeunes vos droits, Enfants objets, Enfants, parents, vos droits et Les Droits des Enfants du Juge.

Très actif dans la création de la Free Clinic, qui pratiquait des interruptions de grossesse encore illégales et aussi dans Infor Drogues, il s’est aussi montré bon pédagogue chaque semaine dans le rôle de Monsieur Bon Droit à la RTBF, répondant avec Jacques Hamaide aux questions des auditeurs. Autant dire qu’il a largement contribué à ce vent de liberté qui a agité le pays après mai 68. Des libertés parfois remises en question aujourd’hui.

Cérémonie d’hommage le lundi 30 juin à 11h à la Tricoterie à Saint-Gilles.

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Quid de nos écoles ?

Une décroissance de 2% de la population bruxelloise est projetée par des statistiques récentes. L’une des raisons est la dénatalité. En 10 ans, un quart de bébés en moins. Il ne sera donc pas nécessaire de construire de nouvelles écoles et le personnel enseignant serait amené à diminuer. 459 personnes en moins dans le maternel et 1765 instituteurs amenés à disparaître dans le primaire. Un problème social pour ceux qui ne sont pas nommés.

Cette diminution du nombre d’élèves dans les différents établissements va libérer des espaces. Une opportunité pour réorganiser certains apprentissages dans les écoles, pour créer des ateliers, pour scinder certaines classes trop importantes à certains moments. Une opportunité aussi pour construire des écoles dans les quartiers en manque.

Nos bâtiments scolaires sont souvent vétustes et peux lumineux, héritiers d’une architecture proche de celle des casernes et du pénitentiaire. Parfois même du pavillonnaire provisoire. Les rénover s’impose, mais sans sacrifier de la terre arable, comme allait le subir le Donderberg. Repenser l’architecture scolaire comme l’on fait les pays scandinaves ? Ouvrir les écoles à d’autres destinations en dehors de leurs heures de fonctionnement ?

 

Bon pour les enfants.

Jouer en plein air comporte des risques – et c’est bon pour les enfants. Lorsqu’ils grimpent aux arbres, bâtissent des cabanes, roulent à vélo, construisent des radeaux ou explorent une forêt, les enfants doivent évaluer par eux-mêmes les risques à prendre et ceux à éviter. Cela leur permet d’apprendre à prendre des décisions et les prépare à être autonomes dans d’autres situations. C’est ainsi que débute cet article de The Conversation.

Il poursuit. « L’un des moyens d’améliorer le bien-être des enfants est de les laisser s’aventurer plus souvent hors de chez eux et participer à des jeux de plein air qui favorisent l’expérimentation et l’exploration. Ils aident les enfants à développer des compétences sociales telles que la répartition des rôles et la coopération, et leur donnent ainsi des outils pour surmonter de futurs défis. Il nourrit leur curiosité. Être dans la nature, pouvoir jouer librement, sans prévoir ce qui va se passer ».

« À une époque où les enfants sont confrontés à des bouleversements sans précédent, il n’a jamais été aussi important de leur offrir des occasions quotidiennes de renforcer leur capacité à faire face aux incertitudes, et l’expérience du plein air est fondamentale en ce sens ». Quand nos écoles reconnaîtront-elles la valeur des jeux de plein air hors de ses murs ?

Photo The Conversatio