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“ Demain Bruxsels ” lisez le premier chapitre

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10 ans après les Etats Généraux de Bruxelles, des membres du groupe de réflexion Aula Magna publient un livre aux éditions Politique. Il arrive en librairie. Les auteur.e.s font un bilan et alignent des recommandations positives pour l’avenir d’une ville cosmopolite du futur qu’ils dénomment Bruxsels. Des analyses sans concessions et des solutions créatives. Les auteur.e.s seront interrogé.e.s publiquement le lundi 4 février à 19h à La Tentation, 28 rue de Laeken. L’invitation au débat est en bas de page et le livre sera remis à la sortie aux participant.e.s qui s’inscrivent ICI.

Dès le sommaire, le ton est donné: Bruxelles a failli, mais si les critiques sont nombreuses et justifiées, l’ouvrage se veut résolument optimiste et présente des solutions, souvent à portée de main du gouvernement et du parlement bruxellois. Construire ensemble le peuple de Bruxelles est manifestement le credo d’Aula Magna, dans un premier chapitre à découvrir en primeur ICI.

Rien, ou (trop) peu, n’a été possible sur l’indispensable transition écologique urbaine, la priorité sans laquelle les autres priorités n’auront plus de raison d’être. Sur un meilleur partage des richesses: des constats mais relativement peu de recommandations. Soyons de bon compte, au fil des 12 chapitres – que je vous présenterai bientôt un à un – se révèlent une mine d’informations et un grand nombre de solutions, dont on aimerait retrouver trace dans les programmes de tous les partis. Bravo. Et bonne lecture à vous toutes et tous.

Qui a osé écrire cela ?

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« Bruxelles est notre héritage. Nous voulons être reconnus dans la diversité de nos identités, loin d’une appartenance communautaire exclusive dans le cadre d’un clivage francophones-néerlandophones. (Il faut) faire de la Région bruxelloise un exemple à l’échelle européenne, (la) sortir du corset institutionnel qui l’étouffe, alors qu’elle est une ville cosmopolite, jeune et dynamique. »

Qui a osé écrire cela ? Rudi Vervoort ? Pascal Smet ? Aula Magna ? l’Appel des Bruxellois ? Vous donnez votre langue au chat ? Et bien c’est Ecolo/Groen Brussels qui a publié cette position radicale dans La Libre, à l’occasion de la désignation de leurs têtes de liste pour les élections de mai.

Et ce n’est pas tout: « Nos institutions doivent être revisitées, à partir de cette réalité et avec des objectifs de solidarités internes et externes, de transparence, de subsidiarité, de lisibilité et d’implication des habitantes et habitants de tous les quartiers ».
Très encourageant. Qu’en pensent les candidats bruxellois des autres partis ?

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Près de 3000 jeunes étudiant.e.s  flamand.e.s de Youth for Climate ont brossé les cours jeudi: un succès de foule inespéré à Bruxelles dès le premier acte. À lire et voir sur BX1 sur Bruzz sur Bruzz2 et aussi un Belga.  A quand les francophones ?

Happy Monday: Bruxelles change en mieux

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Les habitants de Bruxelles se définissent spontanément comme Bruxellois, pensent à leur avenir et veulent se libérer d’un corset linguistique d’un autre temps, imposé par la Flandre et la Wallonie. C’est Le Soir qui le révèle dans un éditorial, dans le point de vue de Véronique Lamquin sur le nouveau baromètre linguistique et à propos d’une étude – commandée par le gouvernement bruxellois à  l’ULB et la VUB – qu’elle a pu consulter.

Déballage. Les Bruxellois se prononcent majoritairement pour des écoles multilingues, pour la révision des frontières anachroniques de certaines communes, pour la réduction du territoire de la Ville de Bruxelles, pour des clubs sportifs et des associations culturelles qui ont le droit d’être multilingues, … ils veulent aussi pouvoir voter pour des listes électorales bilingues. Autant de sujets pour lesquels nous militons depuis longtemps, mais que nous sommes heureux de pouvoir partager avec un nombre de plus en plus grand de Bruxelloises et de Bruxellois. Un seul bémol: les Bruxellois rejoindraient-t-ils les politiciens municipalistes pour refuser une fusion des communes et une vingtaine de districts ? Nous reviendrons bientôt sur ce sujet, qui pourrait bien être basé sur un malentendu.

Le peuple bruxellois se réveille donc. Il défile pour l’urgence climatique et pour un autre partage des richesses. Mais on apprend qu’il  voudrait désormais prendre sa destinée en main, comme les deux autres Régions. Quel plaisir ! Pas question ici d’apartheid ou de sous-nationalités.
 » Bruxelles aux Bruxellois «  basta.  Les partis qui se présenteront à Bruxelles en mai auront-ils intégré le message ? Vont-ils devenir indépendants et multilingues ?  Vont-ils faire de la justice environnementale et sociale une priorité absolue ? Vont-ils mettre ces attentes citoyennes à leur programme électoral ? N’en va-t-il pas de leur légitimité à nous représenter ?

Bruxelles pas à la table

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« Le gouvernement fédéral n’a même pas pris la peine de m’inviter au déjeuner donné au palais d’Egmont le jour de la venue du président français Emmanuel Macron alors que les ministres-présidents wallon et flamand étaient invités ». C’est Rudi Vervoort, coutumier des sorties à la Calimero, qui s’exprime ainsi dans une interview pour L’Echo.

Et de poursuivre: « Cela montre l’étendue du mépris pour Bruxelles et cela alors que 80% des Français de Belgique y vivent. Donc, s’il y a bien une entité concernée, c’est nous. Quel mépris pour Bruxelles ».

Hormis le ton, le ministre-président de Bruxelles n’a-t-il pas raison d’épingler cette attitude inadmissible du fédéral ? Gageons que cela ira mieux quand le ministre-président siégera à l’hôtel de ville et plus à la rue Ducale.

En finir avec les substituts salariaux

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On fait la file à cantine du gouvernement flamand à Tour et Taxis pour ses sandwiches à 1,40€ emportés à pleins paniers et son plat du jour à 4€, comme l’annonce Bruzz qui cite De Morgen. Réservée aux fonctionnaires, la cantine est un avantage extra légal dont ils sont obligés d’exclure les « visiteurs » de plus en plus nombreux à tenter d’en profiter.

Les entreprises et les administrations ne paient pas de cotisations sociales sur ces avantages offerts à leur personnel et constituent donc une sorte de concurrence déloyale vis à vis des restaurants. On connaissait déjà cela avec les « véhicules de société », alors même que la mise à disposition du véhicule et (dans la plupart des cas) du carburant est un substitut clair à une partie des rémunérations et contribue à l’engorgement des routes.

« La taxation sur le travail élevée explique en partie le succès des modes alternatifs de rémunération en Belgique. Il peut donc sembler logique d’envisager ce dossier dans le cadre d’une réforme fiscale large, allant dans le sens d’une diminution de la fiscalité sur le travail et d’une augmentation sur d’autres secteurs tels que les ressources ou le capital. Le débat sur les voitures de société est toutefois rarement objectif et serein ». Les défenseurs du système comme ses détracteurs ont en effet tendance à verser dans un discours simpliste, mobilisant raccourcis et approximations, c’est pourquoi IEW y consacre un dossier en vue d’objectiver la situation.

Un lecteur de Bruzz propose une solution bien plus simple : Geef iedereen het loon waar ze recht op hebben en schaf alle extra voordelen af. Waarom moeten broodjes gesusidieerd worden? Waarom moeten sommigen 3 x meer betalen voor hetzelfde product omdat ze voor een kleine werkgever werken in niet voor een groot (overheids)bedrijf?

 

 

http://www.iew.be/IMG/pdf/voituressociete.pdf