Aujourd’hui, après plus de 600 jours en « affaires courantes », Bruxelles va à nouveau être gouvernée. Les partis de la majorité ont désigné leurs représentants et se sont réparti les responsabilités. Casting complet ICI avec des gagnants et des perdants. Qui comme ministre-président, chargé du respect de l’accord de majorité ? Comme premier parti à Bruxelles, c’est au président du MR qu’il appartenait de le désigner. Il fait durer le suspens jusqu’à la dernière minute et a créé la surprise.
Mons, samedi 07h du matin. G-L Bouchez décroche son téléphone et appelle le bourgmestre d’Uccle – Boris Dilliès – pour lui annoncer qu’il le charge de la ministre-présidence de la Région de Bruxelles. Portrait. Il doit déjà aller prêter serment une heure plus tard avec son gouvernement et se rendre au Palais pour le faire dans les mains du roi. Tout va très vite, il n’y a plus de temps à perdre, une vraie révolution à mener… et pour certains, peut-être un avion à prendre pour les vacances de carnaval ? Voilà aussi le regard d’Isolde Van den Eynde de HLN, interrogée par La Libre.
Au-delà des procédures et des pouvoirs dévolus au président du MR, ce qui importe c’est que désormais ces femmes et ces hommes soient au service de tous les Bruxellois et plus seulement de ceux de leur parti. Ce qui importe, c’est le calendrier pour rattraper les 615 jours perdus à se toiser. Ce qui importe, c’est qu’ils rendent de l’espoir, restaurent l’image de Bruxelles, rééquilibrent les comptes et font ce qu’il faut pour qu’une telle situation ne puisse plus jamais se représenter. Une opposition solide y veillera.

