Archives de catégorie : Europe

Kalachnikov ou diplomatie ?

Je n’ai pas fait l’Ecole Militaire. Qui suis-je donc pour évaluer les risques d’une guerre hybride ou conventionnelle avec Bruxelles pour cible ? Je me réjouis d’étayer mes propos d’hier sur le futur de la ville, par cette interview d’un ancien colonel de l’OTAN, réalisée par Bruzz et traduite ICI pour vous avec DeepL.com. Un article qui donne aussi la parole à des spécialistes d’autres disciplines et à l’état de préparation de services publics essentiels comme Vivaqua ou Sibelga.

Un article un peu long, mais très instructif. Extraits. Pas de tanks à la Grand-Place, mais des attaques hybrides. Il ne s’agirait pas tant de paralyser le pays que de provoquer des troubles. « Il s’agit d’éroder la cohésion sociale, de polariser et de susciter la peur quant aux conséquences d’un soutien accru à l’Ukraine ». Avec des médias sociaux investis et des fake news de plus en plus subtiles, notre esprits critique serait  fortement mis à contribution.

Plusieurs experts recommandent de ne pas se lancer tout de suite dans une rhétorique guerrière. La politique se concentre actuellement sur les dépenses de défense, alors que nous investissons beaucoup moins dans la diplomatie. Un diplomate américain affirme que la ligne de front ne se situe pas seulement en Russie, mais aussi dans le métro de Bruxelles. Voilà un point de vue différent de celui de Theo Francken (N.VA).

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Réarmer le pays ?

L’État envisage de vendre ses “bijoux de famille » ou de faire des économies dans le social et le culturel, pour pouvoir gonfler le budget de la Défense. Certains voudraient même le voir monter à 5% du PIB. C’est que 62% des Belges craignent qu’une troisième guerre mondiale éclate. Un quart des sondés disent même être « très effrayés » par une telle perspective. Environ 12% de la population dit avoir déjà constitué un kit de survie.

Faire des sacrifices pour réarmer le pays semble désormais aller de soi et susciter peu de contestation, même au sein des mouvements et partis pacifistes. C’est que l’invasion de l’Ukraine a révélé une Russie conquérante et une Amérique peu encline à continuer à soutenir l’Europe dans sa politique de défense. Comme Bruxelles est à la fois le siège de l’OTAN et la capitale des institutions européennes, elle pourrait être une cible de choix, en cas de conflit ouvert avec la Russie de Poutine. Cela fait l’affaire des marchands d’armes, entreprises belges y compris.

Tout cela vous le savez déjà, pourtant lorsque certains additionnent les moyens dont disposent déjà la France, le Royaume Uni, plus l’ensemble des pays d’Europe, vous constaterez ICI, que les moyens militaires européens conventionnels disponibles seraient bien plus importants et sophistiqués que ceux dont dispose la Russie. Il manquerait « simplement » un commandement centralisé. En cas d’une – peu probable – guerre nucléaire russe dévastatrice, nous sommes de toutes façons absolument dépendants des USA.

 

National-capitalisme autoritaire ?

La démocratie vit des moments difficiles, avec la Chine de Xi Jinping la Russie de Poutine, l’Inde de Modi, l’Amérique de Trump, la Turquie d’Erdogan, …. Lorsque la démocratie peine à être efficace et à réunir, le national-capitalisme autoritaire (NaCA) tend à devenir le modèle dominant. Même en Europe, où la Hongrie d’Orban peut diviser l’Union et faire des émules. Les populismes ne cessent d’ailleurs de croître en France, en Allemagne, en Italie aux Pays-Bas, mais un peu moins en Belgique. Encore qu’à Bruxelles, l’arrivée d’un « homme providentiel » est largement attendue dans certains milieux.

Lorsqu’elle peine à être efficace – comme à Bruxelles pour certains – la démocratie peut souffrir de la concurrence que représentent des pays dont les dirigeants associent l’efficacité économique et l’exercice autoritaire – voire dictatorial – du pouvoir avec une forte orientation identitaire. La victoire du clan Trump et des magnats du capitalisme américain tendent à instituer le NaCA en « modèle dominant » de l’économie mondiale. L’Europe semble être la seule à s’en inquiéter et encore, sans être unanime.

C’est d’’un entretien avec l’économiste Pierre-Yves Hénin, paru dans Alternatives Economiques, que ces réflexions sont inspirées. Il pense que les sociétés basées sur des principes et des valeurs démocratiques pourraient retrouver de l’attractivité politique en reconstruisant un modèle social interne qui met fin aux inégalités et au déclassement des catégories populaires.

Climat: mise en garde.

Est-il encore permis de prononcer le mot Climat ? Il n’est en tout cas plus une priorité. Cela n’a pas empêché la Commission européenne d’adresser un ultime avertissement à la Belgique. Deux mois pour présenter un plan cohérent, qui doit remplacer celui de janvier 2024, jugé « clairement insuffisant ».

Le Plan climat belge résulte de l’addition des mesures programmées par le fédéral avec celles de chacune des trois Régions. La Flandre n’arrivera à réduire ses émissions que de 33,6%, alors  qu’en 2030 elle devrait atteindre 40%. La Wallonie a décidé de « réévaluer » son plan climat, de renoncer à interdire les chaudières à mazout et de diminuer fortement les primes à la rénovation. Un mouvement dans la mauvaise direction.

Quant à Bruxelles, elle n’a toujours pas de gouvernement et « vit » sur son ancien plan, dont le parlement a déjà reporté  de deux ans le calendrier des Zones de basses émissions (LEZ) et suspendu les primes à la rénovation. Avec le fédéral qui confirme ses engagements … « tant que cela ne nuit pas à la compétitivité », on risque de se retrouver devant la Cour de Justice de l’Union européenne. Le Soir en dit plus ICI.

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La fin du chauffage au bois ?

Pas vraiment et pas encore. Poêles à bois et feux ouverts en sursis. Se chauffer au bois est tellement agréable et peut sembler écologique, mais la combustion du bois émet des polluants atmosphériques nocifs, dont des particules fines (PM2.5, PM10), du monoxyde de carbone (CO) et des composés organiques volatils (COV). Une exposition prolongée à ces polluants représente un danger à la fois pour l’environnement et pour la santé des occupants.

Les particules fines peuvent pénétrer dans les yeux et les poumons et être à l’origine de problèmes cardiaques et respiratoires, d’irritations, de cancers… Outre les émissions de gaz à effet de serre, la combustion du bois contribue aussi à l’acidification des sols et à la pollution des eaux. A Utrecht, les autorités ont décidé de bannir totalement l’utilisation des poêles à bois et des feux ouverts d’ici 2030 et dès cette année pour les installations dans de nouvelles constructions.

L’Europe a rédigé un projet de loi qui vise à interdire la vente de certains poêles et autres appareils de chauffage au bois non certifiés. Face à la pression de certains pays membres et au spectre de l’écologie punitive, la Commission européenne a décidé de reporter la présentation de son projet La tendance est cependant claire: l’usage du poêle à bois sera de plus en plus encadré et limité. Toutes les précisions et les risques dans cet article de Trends Tendances.

>>> rassurez-vous la qualité de l’air à Bruxelles est moins médiocre que mercredi